Devant ses proches, le président des Républicains aurait fait part de son préssentiment sur les limites de sa stratégie de vicitmisation.

De multiples affaires judiciaires menacent Nicolas Sarkozy. Si se poser en victime semble un bon calcul politique pour le président des Républicains, cela ne pourrait durer qu'un temps.

Le placement en garde à vue, le mercredi 3 juin, de six de ses anciens collaborateurs dans l'enquête sur les sondages de l'Elysée, serait pour l'ancien chef de l'Etat, la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

Selon le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait lancé à ses proches : "C'est la preuve que les juges ne vont pas me lâcher (...) Même si chaque fois, cela me permet de rebondir, il va falloir qu'a un moment ça s'arrête. C'est bien de pouvoir montrer aux Français que je suis une victime de l'acharnement des juges, mais à la fin cela peut devenir compliqué".

Son nom cité dans plusieurs dossiers

Le président des Républicains est en effet cité dans plusieurs dossiers qui pourraient freiner ses ambitions présidentielles. Que ce soit pour l'affaire des écoutes où il est mis en examen depuis le mois de juillet dernier, pour "corruption active" et "trafic d'influence", ou bien les comptes de campagne de 2012, l'affaire Bygmalion, Karachi ainsi que l'affaire Tapie, l'ancien chef de l'Etat est loin d'en avoir fini avec la justice.

En 2014, Nicolas Sarkozy s'était dit "choqué" par son traitement judiciaire, se présentant en victime d'une "instrumentalisation politique" de la justice. Pourtant, dans un sondage publié le 3 juillet dernier, 63% des personnes interrogées ne croyaient pas à l'acharnement judiciaire, et considéraient que l'ancien chef de l'Etat était "traité comme n'importe quel justiciable".

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Mais selon Christophe Delporte, professeur d'histoire contemporaine, "le procédé de défense n’est pas nouveau, il consiste à déplacer l’affaire judiciaire sur le terrain politique, à créer une affaire dans l’affaire – "une affaire d’État" –, à jeter le trouble dans l’opinion, à laisser entendre à ses partisans ce qu’ils ont envie de croire", rapporte l'Obs

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