Critiqué par les socialistes pour sa réunion sur la place de la religion musulmane en France, le président des Républicains est monté au créneau pour défendre sa vision des choses.

La semaine dernière, le tout nouveau parti des Républicains organisait sa première réunion de travail sur la thématique de la place de l’islam en France. Une réunion qui avait provoqué un malaise au sein même du parti – plusieurs cadres avaient décliné l’invitation – et une crainte parmi les instances musulmanes de voir leur religion stigmatisée.

Mais des attaques sont aussi venues de la gauche pour qui "la plus grande obsession de Nicolas Sarkozy restait l’islam". Ces à ses détracteurs que Nicolas Sarkozy, président des Républicains, a souhaité répondre mercredi lors d’un meeting à Puteaux (Hauts-de-Seine).

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Des opposants qui, selon lui, le situeraient "quelque part entre Pétain et Laval".  Ainsi, pour Nicolas Sarkozy, "le simple fait d'avoir invité à cette journée de travail le 4 juin le Conseil français du culte musulman, que j'ai créé - je peux quand même les inviter - et susciter un débat avec Henri Guaino et Gérald Darmanin, c'était pour les socialistes quelque chose d'inquiétant. Je devais être logé quelque part dans l'histoire entre Pétain et Laval, pour les plus modérés naturellement", a-t-il ironisé.

"La France n’est pas que chrétienne"

"Sur la question de la diversité, il y a une double souffrance, a fait savoir Nicolas Sarkozy ; celle d'une partie de nos compatriotes qui croient dans la religion de l'islam et ne supportent pas - comment leur contester cela - l'amalgame scandaleux dont ils sont victimes. Il y a une autre souffrance, celle d'une communauté nationale, qui n'a pas été habituée à cette question, et qui a peur."

"Si nous, les responsables, nous ne prenons pas à bras le corps cette double souffrance, comment voulez-vous que le problème trouve une solution ?", s'est interrogé l’ancien chef de l’Etat.

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"J'ai eu l'occasion de le dire parce que c'est vrai : la France a des racines chrétiennes. (...) Il y a un lien entre les racines et l'avenir. La France n'est pas que chrétienne, la France a des racines chrétiennes. Dire cela, ce n'est exclure personne", a-t-il également affirmé.

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