Nicolas Sarkozy est au cœur d'une nouvelle polémique concernant ses avantages perçus en tant qu'ancien président de la République.
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De nouveau président de l’UMP depuis le 29 novembre dernier, Nicolas Sarkozy ne cesse pas pour autant de percevoir des avantages substantiels dus à son rang d’ancien chef d’État. Cette situation a suscité l’indignation chez plusieurs députés socialiste qui ont signé une tribune, parue mardi sur Le Plus.

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"Au nom de quoi le contribuable français doit-il être le complice du retour caricatural du chef en manque de reconnaissance et d’action ?", dénoncent les députés en question, par l’intermédiaire de Yann Galut. Et d’expliquer que "la République ne peut plus entretenir les fastes d’un ex-président qui n’est visiblement plus que guidé par des ambitions personnelles".

Les avantages de l’ancien président

Nicolas Sarkozy, comme tous les anciens présidents, bénéficie en effet d’une indemnité accompagnée d’un certain nombre de privilèges en nature. L’ancien locataire de l’Élysée toucherait ainsi 6000 euros bruts d’indemnité comme le prévoit la loi de 1955. Sont mis à sa disposition, en plus de l’indemnité, deux agents de sécurité, sept collaborateurs, une voiture avec deux chauffeurs, ainsi qu’un appartement de fonction et le droit d’emprunter les réseaux nationaux ferroviaires, maritimes et aériens gratuitement.

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Selon le député PS et spécialiste des comptes publics René Dosière, contacté par Europe 1, chaque ancien président coûterait "entre 1,5 et 2 millions d’euros par an" aux contribuables français.

Nicolas Sarkozy, deux fois président et candidat ?

Du côté de l’UMP, la position ambivalente de leur président ne semble pas être un problème. "Quelque soit ses choix personnels, Nicolas Sarkozy reste un ancien président de la République et le restera toujours", défend-on dans l’entourage de l’ex-chef d’État. Nicolas Sarkozy devrait néanmoins s’organiser suivant la teneur de ses actions. "Par exemple, lorsqu’il aura des rendez-vous politiques, il se rendra au siège de l’UMP. Mais dans le cadre de ses obligations d’ancien président, il utilisera son bureau", précise-t-on rue Vaugirard.

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Pour le député de l’Aisne, cette "double casquette" pose problème. "Nicolas Sarkozy, c’est le mélange des genres permanent. Les moyens de l’État ne sont pas prévus pour qu’il mène campagne" argue-t-il. Une idée partagée par le ministre des Finances et des Comptes Publics, qui est intervenu sur le sujet mercredi, sur le plateau de Canal +. "Je pense qu’il doit y renoncer", a confié Michel Sapin. "Il était président de la République, il est maintenant président d’un parti politique. Il doit donc avoir tous les attributs d’un président d’un parti politique, mais pas ceux d’un ancien président", a-t-il conclu.

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