En garde à vue depuis le 20 mars 2018, l'ancien président de la République a profité d'un traitement particulier, suite à un accord avec les juges d'instruction.
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Dans le cadre de l’enquête sur le possible financement illicite de sa campagne victorieuse de 2007, Nicolas Sarkozy est retenu en garde-à-vue depuis le 20 mars 2018 au matin. Il a été entendu pour la première fois sur ce sujet, dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre.

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Or, pendant cette garde-à-vue, qui se poursuit ce mercredi 21 mars, l’ancien locataire de l’Elysée a bénéficié d’une mesure rare : après avoir passé 16h en compagnie des forces de police, un accord avec les juges d’instruction à permis à Nicolas Sarkozy de regagner son domicile pour la nuit.

Une mesure hors de portée du commun des mortels ?

Pour un citoyen lambda, la mesure est plus qu’inhabituelle. Toutefois, elle ne fait pas exactement office de passe-droit dans la mesure où d’autres personnalités ont également pu en profiter. Elle s’applique généralement dans le cadre de dossiers financiers “froids”, qui ne présentent pas de risque de fuites aux yeux de la police qui dispose déjà de toutes les pièces. Elle concerne également les personnes âgées ou victimes de problèmes de santé.

Pour autant, il apparaît évident que le statut de l’ancien président a joué. Pour Europe 1, un haut responsable de la police estime qu’il ne s’agit pas du “traitement appliqué au commun des mortels”. Toujours au micro d’Europe 1, un magistrat financier estime qu’"autoriser un gardé à vue à rentrer chez lui pendant quelques heures avant de revenir répondre aux questions des enquêteurs, ce n'est pas un traitement habituel".

La garde-à-vue de Nicolas Sarkozy a repris à 8h du matin. Selon la tenue des auditions, l’ex-président pourra sortir libre ou être présenté aux juges pour être mis en examen.

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