Selon les informations de "L'Humanité", la ministre du Travail Muriel Pénicaud et ancienne DRH chez Danone aurait réalisé une plus-value de 1,13 million en 2013 alors que le groupe prévoyait de supprimer 900 postes. 
Capture d'écran Business France

Alors qu'elle est chargée de défendre le projet de loi d’habilitation pour la réforme du code du travail, Muriel Pénicaud est au coeur d'une affaire financière. L'actuelle ministre du Travail aurait réalisé en 2013 une plus-value boursière de 1,13 million d'euros lorsqu'elle était directrice des ressources humaines chez Danone, a révélé L'Humanité jeudi 27 juillet. Elle aurait vendu des stocks-options deux mois après l'annonce d'un plan social qui visait à supprimer 900 postes de cadres répartis dans 26 pays européens dont 230 en France.

"Vous avez réalisé ce plan social et en avez récolté les fruits pour votre profit personnel"

Selon les documents de l'Autorité des marchés financiers, consultés par Capital, Muriel Pénicaud a réalisé une première plus-value le 30 avril 2013. La transaction concernait 55 120 actions acquises pour 34,85 euros l’unité et revendues aussitôt 58,41 euros l’unité, au cours du marché. Elle a alors gagné trois millions d'euros. Pour réaliser un bénéfice de 1,13 million d'euros, la ministre a profité "de la remontée de l’action qui a suivi l’annonce d’un plan de restructuration du groupe, faisant grimper le cours dans les semaines qui ont précédé la transaction", peut-on lire dans L'Humanité

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Suite à ces révélations, la ministre a été interpellée au Sénat. "Cette énorme plus-value est grave sur le plan éthique et peut-être même sur le plan juridique car à vos fonctions de DRH vous avez réalisé ce plan social et en avez récolté les fruits pour votre profit personnel", a ainsi lâché jeudi Eliane Assani la présidente du groupe communiste. "Nous sommes ici pour fabriquer la loi, nous ne sommes pas ici pour répondre aux approximations, voire à la démagogie, qui concernent, en l’occurrence, ma personne", lui a répondu la ministre. Dans une interview au Figaro, qui est parue jeudi soir, elle a affirmé que le plan des stocks-options était antérieur à l'annonce du plan social. 

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