Elle les attend et elle est prête à les affronter. Rachida Dati qui entend bien conquérir la mairie de Paris en 2020 a cependant déploré ce qu'elle estime être des "boules puantes" lancées pour la déstabiliser. Petit florilège des obstacles qui l'attendent avant l'élection.
AFP

Rachida Dati face aux "boules puantes" : mêlée à l’affaire Ghosn ?

En pleine campagne pour les élections municipales, Rachida Dati a récemment été rattrapée par une tentaculaire affaire judiciaire. L’élue parisienne fait en effet l’objet d’une enquête préliminaire dans le cadre de l’affaire Carlos Ghosn. Ouverte à la suite d’une plainte concernant des contrats passés avec la filiale néerlandaise du conglomérat Renault-Nissan, elle vise également le criminologue Alain Bauer.

Ils sont tous deux suspectés de corruption, rapporte Le Monde. En cause ? Les 900 000 euros perçus par l’ancienne garde des sceaux entre 2010 et 2012, pour des "missions de conseil effectués en tant qu’avocate", écrit le quotidien du soir. Maître Baduel, avocat au barreau de Paris, qui a rédigé la plainte pointe notamment du doigt de possibles conflits d’intérêts entre les activités exercées par la magistrate, qui occupait à l’époque un siège d’eurodéputée. Selon lui, la société qui finançait ces missions servait à "échapper à tout contrôle des actionnaires français et étrangers".

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Naturellement, Rachida Dati n’est pas resté silencieuse après de telles attaques. Si son avocat, Maître Pardo, a dénoncé le "caractère opportuniste" d’une plainte survenant après la prescription des faits mais au coeur d’une campagne électorale, l’ancienne ministre n’a pas hésité à parler de "boule puante".

Elle en a d’abord parlé sur le plateau de Ruth Elkfief, le 30 mai, indique le magazine people Gala. "Vous savez, les boules puantes ont commencé, et ça va continuer. Mais je suis totalement prête à ça. Comme par hasard, au moment où je déclare ma candidature. Mais je suis très tranquille", a-t-elle assuré, non sans flinguer au passage quelques uns de ses adversaires politique. "Je ne vis pas de la politique. Je ne suis pas une héritière, mes parents ne m’ont rien laissé. Et je ne suis pas une rentière. Moi, je n’ai pas un compte en Suisse ou un tas d’or caché sous mon matelas", a-t-elle encore asséné.

Face à cette mauvaise publicité, l’ancienne Garde des Sceaux a aussi opté pour une réponse judiciaire. Elle a en effet décidé de porter plainte à son tour, pour "dénonciation calomnieuse", relate RTL. "Les conventions de Mme Dati sont des conventions tout à fait régulières. C’est un jeu dangereux auquel joue cet actionnaire, il y a un effet d’opportunisme au moment où Mme Dati se lance dans la campagne pour les municipales à Paris", a commenté l’avocat de la candidate.