Le MoDem est au coeur d'alliances décisives avec la droite et la gauche pour le 2e tour. Nicolas Sarkozy, après avoir encaissé le revers électoral, promet de "tenir compte" du scrutin.
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Municipales : alliances et promesses du 2e tour

PARIS, 11 mars (AFP) - Droite et gauche ont mis la dernière main mardi à des alliances à géométrie très variable en vue du second tour des municipales, alors que Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il tiendrait "naturellement compte" du résultat du scrutin.

Après la percée réalisée par la gauche au 1er tour (47% contre 45% à la droite), le chef de l'Etat a déclaré mardi à Toulon qu'il tiendrait "naturellement compte" de l'issue du scrutin, sans préciser de quelle manière.

Très discret dans la campagne, il a expliqué que "le président de la République n'a pas à s'impliquer dans les élections municipales".

Lors d'un déplacement sur l'immigration - thème porteur dans l'électorat de droite -, il a toutefois qualifié "d'encouragement pour le gouvernement" les résultats des ministres engagés, élus dimanche dans leur majorité.

L'UMP, par la voix de Patrick Devedjian, a cependant adopté un profil bas, prédisant "un second tour difficile".

Le MoDem au coeur des débats

Alors que le dépôt des candidatures pour le second tour s'est clos à 18 h, le MoDem, courtisé à droite comme à gauche, a été souvent au centre des négociations.

Son président François Bayrou a réaffirmé sa stratégie: pas d'alliance au plan national, mais des accords au coup par coup au nom de l'"indépendance". Il est lui-même en position difficile à Pau après avoir refusé le soutien que lui proposait l'UMP, mais en échange d'un accord national.

François Fillon a d'ailleurs regretté le choix du dirigeant centriste. "Il en répondra lui-même devant ses électeurs", a dit M. Fillon venu soutenir à Longjumeau (Essonne) sa secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusk-Morizet. Un "ton de menace" qu'a critiqué l'intéressé.

A Paris, la situation avait été clarifiée dès lundi, le maire PS Bertrand Delanoë ayant conclu un accord avec les Verts et rejeté l'offre des centristes, comme à Marseille, où le chef de file du parti centriste, Jean-Luc Bennhamias (ex-Verts), a fusionné ses listes avec celles du PS pour tenter d'arracher la ville à l'UMP Jean-Claude Gaudin.

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