Accusé de "prise illégale d'intérêts" dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne, le président de l'Assemblée vient d'être mis en examen par le Palais de justice de Lille. Richard Ferrand, ancien ministre d'Emmanuel Macron, aurait été auditionné pendant près de quinze heures.
Mis en examen, Richard Ferrand ne compte pas rendre la présidence de l'AssembléeAFP

Richard Ferrand mis en examen au terme de 15 heures d'audition

C'est un véritable feuilleton, qui court depuis plusieurs années déjà. De ceux susceptibles de coûter leur maroquin à un ministre puisque, en 2017, Richard Ferrand démissionnait du gouvernement après les révélations du Canard Enchaîné concernant le favoritisme financier dont il aurait fait profiter sa compagne. 

Celle-ci, rappelle Le Figaro, a pu acquérir - en 2011 - un bien immobilier de 375 000 euros entièrement financé grâce aux loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, l'organisme que présidait à l'époque l'ancien président du groupe La République en Marche (LREM). C'est aussi les Mutuelles de Bretagne qui ont réglé les 184 000 euros de rénovation nécessaires avant de pouvoir louer le local.

Des mois après le scandale qui a forcé l'ancien ministre de la Cohésion des Territoires à abandonner son ministère, l'affaire connaît un "rebondissement inattendu", note le quotidien marqué à droite, qui reprend les éléments de l'AFP. Richard Ferrand vient, en effet, d'être mis en examen pour "prise illégale d'intérêts" au terme d'une audition "tendue" de près de 15h au Palais de justice de Lille, indique Le Monde.

Déjà visé par une plainte déposée en janvier 2018 par l'association anticorruption Anticor, le quatrième personnage de l'Etat - qui est aussi un des soutiens de la première heure d'Emmanuel Macron - fait depuis l'objet d'une information judiciaire. 

En 2017, avant l'intervention de l'association, l'affaire avait pourtant été classée sans suite. Néanmoins, le procureur de Brest disait avoir "pu envisager l'ouverture d'une information judiciaire", suite à ces mêmes soupçons de prise illégale d'intérêt. Ce n'est que lorsqu'Anticor s'est constitué partie civile, contournant de facto le refus du parquet d'entamer les poursuites pénales. Le dossier a ensuite été délocalisé de Paris à Lille, à la demande de Richard Ferrand lui même, rappelle Le Figaro. Motif ? Il critiquait la position de l'association, le vice-président d'Anticor étant à la fois plaignant et collègue du juge chargé de l'instruction de la plainte.

Participez à notre grand jeu de l'été ! Remportez des chèques cadeaux d'une valeur de 500 € et un mois gratuit à notre offre de divertissement Hedony !

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.