Selon Le Parisien, l’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie et son père sont visés par une enquête judiciaire sur des mouvements de fonds suspects à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).

© Michèle Alliot-Marie et son père, Bernard Marie, sont dans le viseur de la justice. Selon une information du Parisien, une enquête judiciaire pour "abus de confiance au préjudice de plusieurs associations locales" a été ouverte à leur encontre, le 13 juin dernier à Nanterre (Hauts-de-Seine). L’investigation, confiée à trois juges financiers, portent sur des mouvements de fonds suspects entre des associations de l’office de tourisme de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) et l’Hôtel de Chantaco, établissement se situant dans la même localité, dirigé par Bernard Marie et dans lequel Michèle Alliot-Marie détient des parts.

200 000 euros d’argent blanchi ?

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Les prémices de l’investigation ont débuté par un signalement de la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent, Tracfin, le 26 décembre 2012. Les enquêteurs examineraient particulièrement la période s’étendant de 2010 à 2012. Près de 200 000 euros sont en jeu. Une source proche de l'enquête a confié au quotidien que "l'argent avait emprunté plusieurs circuits. Mais ils sont assez simples. Il ne semble pas que l'on rencontre, dans cette affaire, le moindre compte offshore".

Une enquête qui tombe mal pour Michèle Alliot-Marie. Discrète depuis sa démission du Quai d'Orsay en 2011, celle-ci commencait à retrouver quelques ambitions politiques. L’ancienne présidente du RPR aurait même été contactée par l’UMP pour être tête de liste dans le cadre des prochaines élections européennes.

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