Le parti de La République en Marche est en ébullition au vu des élections municipales. La situation est si tendue que Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, a poussé un énorme coup de gueule.
AFP

Marlène Schiappa évoque le manque de parité pour les municipales

Mercredi soir, l’ambiance était glaciale au bureau exécutif de La République en Marche, selon Le Parisien. Plusieurs dirigeants, dont Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes), ont tapé du poing sur la table lors de la rencontre. Les membres du parti ont évoqué la question de la parité aux élections municipales : seulement sept femmes sont en piste pour représenter LREM, dans les investitures de 24 villes.

"Ça fait deux ans que je vais sur tous les plateaux de télé pour dire que tout va bien chez nous, ne me rendez pas la tâche impossible!", a lancé Marlène Schiappa.

"Ne comptez plus sur moi pour défendre la moindre nomination d'homme à partir de maintenant", a-t-elle poursuivi.

Ce qui a déclenché la colère de certains Marcheurs, c’est le cas de la ville de Besançon. En effet, deux membres sont en lice : le député LREM Eric Alauzet, 61 ans, élu local depuis 1995, et la référente départementale LREM depuis 2016 Alexandra Cordier, 36 ans. Cette dernière est par ailleurs soutenue par le maire actuel LREM de la commune, toutefois "on choisit d'investir l'homme, par 11 voix contre 8", a dénoncé un participant.

Coup de gueule sur la parité : d’autres membres LREM prennent la parole

La secrétaire d’Etat n’est pas la seule à s’être exprimée sur ce sujet qui lui tient à cœur. Comme elle, Laeticia Avia, porte-parole et députée, a dénoncé le machisme qui existe dans ce milieu professionnel. "Quand un homme est collaborateur, on dit que c'est un bras droit. Et quand c'est une femme, on dit que c'est une assistante", a signalé l’élue. Elle a ensuite poursuivi en affirmant que "les femmes n'ont jamais autant de compétences à vos yeux".

Les secrétaires d'Etat Agnès Pannier-Runacher (Économie et Finances) et Gabriel Attal (Education et Jeunesse) ainsi que les députés Aurore Bergé et Guillaume Kasbarian, puis la députée européenne Ilana Cicurel ou encore le délégué national Guy Lavocat ont eux aussi défendu la parité au cours de cette rencontre. Par ailleurs, l’un des participant a signalé "une déferlante de propos sexistes et stéréotypés sur les candidates faibles et fragiles".

De leurs côtés, Marlène Schiappa et le délégué général LREM, Stanilas Guereni, encouragent les femmes à se présenter aux élections municipales dans une tribune au Parisien.