Selon les informations du Monde, Jeanne, micro-parti de la présidente du Front National, est visé par une information judiciaire contre X, ouverte le 3 avril dernier, pour "escroquerie en bande organisée" et "faux et usage de faux". Plus de détails.
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Le Front National a-t-il surfacturé des dépenses de campagne remboursées par l’Etat ? C’est la question que se pose actuellement le parquet de Paris, lequel a récemment ouvert une information judiciaire contre X pour "escroquerie en bande organisée" et "faux et usage de faux", visant les comptes de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen. A l’instar de nombreux autres dirigeants de grandes formations politiques, la présidente du FN a créé sa propre structure en 2010 pour notamment aider au financement des campagnes du parti frontiste. Confirmant une information duMonde, Wallerand de Saint-Just, l’avocat et trésorier du Front National, a déclaré : "il n'y a absolument aucune irrégularité" dans "les affaires de Jeanne" et "ça ne nous inquiète absolument pas".

Des taux d’intérêts particulièrement élevés, selon MediapartOuverte le 3 avril dernier, l’information judicaire fait suite à une enquête préliminaire lancée il y a un an par le parquet après que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a émis un signalement. Celle-ci s’interrogeait sur les prêts accordés par Jeanne aux candidats du Front National pour les cantonales de 2011 et les législatives de 2012. Alors que l’Etat rembourse une partie des dépenses de campagne, la justice soupçonne qu’il y a eu des surfacturations. Des soupçons sans doute renforcés par les révélations de Mediapart qui, en novembre dernier, avait  évoqué des taux d’intérêts « particulièrement élevés de 6,5% ou 7% » dans les prêts accordés par le micro-parti Jeanne aux candidats du Front National.

Marine Le Pen accuse le "pouvoir socialiste"Et alors que Marine Le Pen s’était alors défendue en dénonçant un "débat complètement dérisoire quand on sait que ces prêts sont de court terme", la présidente du FN a cette fois-ci accusé la majorité de se cacher derrière l’information judiciaire. "Enquêtes, informations judiciaires, perquisitions, le pouvoir socialiste ne manque pas d’imagination face à son opposition politique", a-t-elle en effet posté sur Twitter mardi soir.

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