Alors que François Hollande occupait la deuxième place des personnalités politiques les plus suivies sur Facebook, Marine Le Pen vient de le coiffer au poteau sur le réseau social nous apprend ce mardi Le Huffington Post.
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On sait que le FN a misé gros sur stratégie numérique. Mise en place d’un réseau social spécial FN, surveillance des contenus des pages Facebook de ses candidats, faux followers sur Twitter… Visiblement, ce plan numérique semble porter ses fruits. Comme l’ont remarqué nos confrères du Huffington Post, la présidente du parti d’extrême droite compte désormais plus de fans sur sa page Facebook que… le président de la République.

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En effet, alors que François Hollande affiche 518 226 "mentions j’aime" sur sa page Facebook à l’heure où nous écrivons ces lignes, Marine Le Pen en compte 518 530. Un dépassement anecdotique, certes, mais qui pourrait devenir symbolique. Car comme ceci est expliqué sur Le Huffington Post, c’est la marge de progression de la page de Marine Le Pen qui interpelle. En effet, l’eurodéputée enregistre chaque jour 1000 nouveaux fans en moyenne.

Cependant, il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives. Le nombre de fans sur une page Facebook ne reflète pas l’état de l’opinion, loin s’en faut. À titre d’exemple, avec ses 994 884 fans, Nicolas Sarkozy caracole en tête du classement des personnalités politiques les plus suivies sur le réseau social. Or un récent sondage Ipsos montre que la cote de popularité de l’ancien président a chuté de 9 points en octobre, avec 31% d’avis favorables.

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Il n’empêche, la conquête numérique reste un atout majeur en politique. Nicolas Sarkozy a par ailleurs publié hier une vidéo pour encourager les internautes à booster son audience Internet. Avant cela, il avait promis une "surprise" à son millionième fan.   

Offrant de la proximité avec ses interlocuteurs avec lesquels on peut interagir sans le filtre médiatique (et donc sans contradicteur placé à la hauteur de la personnalité politique) les réseaux sociaux constituent une arme considérable dans la conquête du pouvoir. En revanche, leur maîtrise ne constitue pas une fin en soi.

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