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Conviée à une conférence, Marine Le Pen ne pourra finalement pas s'y rendre... Les organisateurs ayant retiré son nom de la liste des convives.

Marine Le Pen, son invitation annulée : les organisateurs ont cédé à la controverse

La venue de Marine Le Pen n’a pas résisté à la polémique. La présidente du Rassemblement national (ex-FN) était conviée en novembre au Web Summit à Lisbonne (Portugal). Les organisateurs de l’événement lui ont finalement retiré son invitation en tant que conférencière, ce mercredi 15 août.

Paddy Cosgrave, le cofondateur du Web Summit, a annoncé l’annulation de la venue de Marine Le Pen dans un tweet. Il y explique qu’il s’agit de la "décision correcte" à prendre. L’entrepreneur irlandais écrit dans un second message que la présence de la dirigeante du parti d’extrême droite "est particulièrement irrespectueuse envers [le] pays d'accueil (…) et certains des dizaines de milliers de participants qui [les] rejoignent du monde entier".

Pourtant, dans un premier temps, le cofondateur de l’événement avait justifié la présence de Marine Le Pen sur la liste des conférenciers. Sur le site Medium, Paddy Cosgrave avait invoqué la liberté d’expression, même si, selon lui, la numéro un du Rassemblement national a des "points de vue erronés".

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Marine Le Pen, son invitation annulée : le gouvernement portugais refuse de trancher

Sur le site Medium, Paddy Cosgrave avait précisé être prêt à retirer "immédiatement" son invitation à Marine Le Pen si "le gouvernement portugais [leur] demandent".

Dans un communiqué, le ministère portugais de l’Economie a fait part de la position du gouvernement à ce sujet : "Pour cet événement privé, le gouvernement n'a pas d'intervention dans la sélection des orateurs, qui relève de la responsabilité exclusive de l'organisation". Les organisateurs ont donc dû trancher seul face à la controverse.

La polémique a agité les réseaux sociaux, où les internautes ont comparé la venue de Marine Le Pen à un message antidémocratique. La contestation est également venue des parties politique de la gauche portugaise. Comme l’indique l’Express, dès mardi, le Bloc de gauche, proche de l'exécutif, a appelé à une prise de position de la mairie de Lisbonne et du gouvernement.

L’allié du gouvernement socialiste a même ajouté que les propos de Marine Le Pen "incitent à la haine, à la xénophobie et au racisme". Le Parti socialiste portugais a déclaré y voir l’occasion de donner "une tribune au fascisme".

Pour rappel, le Web Summit réunit des milliers de start-up et d’investisseurs. Le but est d’échanger des contacts et d’obtenir des financements, le tout ponctué par des conférences où interviennent des personnalités de tout horizon. La troisième édition du Web Summit au Portugal se fera donc sans Marine Le Pen.