Malgré la flagornerie scandaleuse de nombre de médias, le petit peuple de France a bien compris que la politique suivie par notre Président était une catastrophe pour les Français ; les sondages sont aussi mauvais que pour François Hollande au même stade de son quinquennat, et le pire est à venir ; quelques commentateurs zélés essaient de nous faire croire que ce n’est qu’une question de posture ; non, c’est bien plus grave que cela : comme Laurent Wauquiez, et bien d’autres, je considère ce sont les choix – au profit du grand capital – d'Emmanuel Macron qui sont mauvais.

Plongé dans le pétrin, Emmanuel Macron s’agite en tous sens pour essayer de sauver les meubles ; son discours sur la précarité n’est que du baratin mal ciblé ; par exemple, il ne s’agit pas de dire "on va simplifier", mais d’expliquer concrètement comment ; les pauvres n’ont pas besoin de bonnes paroles mais de décisions claires, simples et efficaces : exactement le contraire du brouillon simpliste et insipide proposé, avec, en prime, l’une des caractéristiques de notre "cher" Président : c’est demain – à la fin du quinquennat, ou après – que l’on rase gratis !

La mise en place de l’impôt à la source promet d’être particulièrement sportive ; certains commentateurs essaient déjà de dédouaner Emmanuel Macron, qui a fait de l’économie sa spécialité, en expliquant que d’autres – Gérald Darmanin, les grands commis du ministère des finances, … – sont responsables de ce choix ; comme si un choix aussi décisif pouvait ne pas être dû au chef de l’État lui-même. Je redis que, selon moi, ce système qui marche très bien dans d’autres pays, ne correspond pas du tout au fonctionnement actuel de l’économie française : il fallait préparer ce tête-à-queue par tout un ensemble de mesures techniques ; par ailleurs, on nous promet une avalanche de bugs, alors que la mise en place précitée coûte "un pognon de dingue", en hommes et en matériel ; sans parler de tous les inconvénients qui vont surgir peu à peu ; un exemple, parmi d’autres : certaines petites entreprises seront dispensées de ce fardeau dissuasif ; de ce fait, le seuil pour bénéficier de cette prérogative sera une barre – en nombre d’employés – qu’aucun chef d’entreprise ne franchira pour embaucher, même si son carnet de commandes déborde.

La "reconnaissance" de la responsabilité de la France dans la mort de Maurice Audin me semble une erreur politique majeure ; certes, je sais bien que ce geste était attendu depuis longtemps par la gauche bobo ; mais, d’une part, en cette période trouble, on ne sait pas vraiment ce qui s’est passé ; d’autre part, ce réveil inopportun d’un passé douloureux ne peut que renforcer le mépris de la France ; les Algériens, et on les comprend, ne sont pas près de reconnaître le génocide des harkis, ce qui est d’un autre niveau historique.
Y aura-t-il tout de même quelques bonnes décisions ? On peut l’espérer ; j’ai déjà dit les aspects positifs de la "méthode Blanquer" ; de même, je suis tout à fait favorable à la diversification des prisons ; je rappelle que, selon moi, il faudrait dissocier, au haut niveau, le choix des peines en fonction du délit – la justice classique – d’une part, et l’aménagement de ces mêmes peines en fonction du profil et du comportement du délinquant d’autre part, car il s’agit de deux métiers distincts.
Bref, "encore heureux qu’il fasse beau et que la France soit un bon bateau !".