"Macron-Don Quichotte" en plein délire

L’Assemblée générale de l’ONU a donné lieu à un échange – indirect – surréaliste entre Donald Trump et Emmanuel Macron. Le premier, sans notes, a posément expliqué les aspects concrets de sa politique ; sa ligne directrice n’a pas changé : "America first". Les résultats économiques sont impressionnants : le taux de croissance est supérieur au taux de chômage et ces deux taux avoisinent les 4 % ; la répartition des richesses est relativement équilibrée entre les très riches et les travailleurs de tous niveaux. Fort de ces succès, le président des États-Unis a "sobrement" expliqué qu’il était bien décidé à continuer sur cette voie. Il a susurré qu’il était soutenu dans son pays ; en dépit des rires suscités par cette saillie, il n’est pas impossible que les prochaines élections soient un succès relatif, si les affaires ou la justice ne lui compliquent pas trop la tâche.

Sur le plan international, il considère que, pour l’instant, son intervention face à la Corée du Nord est payante ; il remet en cause l’accord avec l’Iran : il faut bien reconnaître que les dérapages subtils de l’Iran sont infiniment plus dangereux que les provocations erratiques de  Kim Jong-un, cornaqué par Xi Jinping ; il essaie de rééquilibrer les échanges commerciaux avec la Chine, ce qui semble du simple bon sens. Certes, il remet en cause l’accord sur le climat, mais, quand on sait que l’Allemagne, et encore plus la Chine, maintient ou intensifie la capacité de ses centrales à charbon, la franchise de Donald Trump est peut-être aussi crédible que l’ambiguïté d’autres puissances.

Deux heures plus tard, "Don Quichotte" s’est installé à la tribune ; lisant ses notes, notre président s’est lancé dans une catilinaire ridicule contre le susdit Donald Trump. Rappelons d’abord qu'Emmanuel Macron est exactement dans la position inverse de celle de Donald Trump ; sur le plan économique, sa politique conduit à la catastrophe dans tous les domaines : on l’a déjà longuement expliqué. Ses proches s’éloignent discrètement. Mêmes les médias les plus précédemment favorables commencent enfin à critiquer ouvertement et honnêtement l’improvisation coupable de notre apprenti sorcier.

Pour essayer de sauver notre Président, certains parlent de valeurs ; est-ce que augmenter le pouvoir d’achat des très riches de plus de 2 % – sans le moindre retour sur investissement – et ne réévaluer celui des moins riches que de 0,2% est vraiment une "valeur" française ? Est-ce que tout tolérer de la part de la République islamique d’Iran, dans le seul but d’obtenir des contrats, est une voie pérenne ? Faut-il refuser toute "préférence nationale", notamment vis-à-vis de la Chine, au nom du veau d’or de la mondialisation ? Enfin, sinon surtout, en matière de lutte contre le réchauffement climatique, qu’est-ce qui compte le plus : un discours délirant ou des actes concrets ?

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