Affaire François de Rugy : un sèche-cheveux doré à la feuille d’or ?

François de Rugy ne se serait pas arrêté là, explique Le Parisien, dont Le Nouvel Observateur reprend les informations. Non content de participer à de luxueux dîners, le président de l’Assemblée nationale est également accusé par le quotidien d’avoir acheté "un sèche-cheveux, doré à la feuille d’or, pour la somme de 499 euros".

D’après le journal, qui utilise d’ailleurs le conditionnel souligne l’hebdomadaire marqué à gauche, le dit appareil serait resté à l’Hôtel de Lassay, après la nomination de François de Rugy au ministère de l’écologie.

"On raconte que j’ai fait acheter un sèche-cheveux plaqué or, plaqué avec des feuilles d’or. Où va-t-on ? C’est n’importe quoi", s’est agacé le ministre d'État, au micro de Jean-Jacques Bourdin, le 12 juillet 2019. "Je vais demander au ‘Parisien’ qu’ils me le montrent ce sèche-cheveux", a-t-il ensuite poursuivi. 

Depuis, rappelle Le Parisien, François de Rugy s’est engagé à "rembourser chaque euro contesté". L’annonce, formulée après son entrevue avec le Premier ministre, pourrait ne pas suffire à enterrer l’affaire. "De tout problème, de tout dysfonctionnement, il faut tirer des leçons", déclarait d’ailleurs "à demi-mot", un proche du président de la République. Et si le ministre a assuré qu’il ne démissionnerait pas, les noms de ses potentiels successeurs commençaient déjà à circuler jeudi, révèle le quotidien régional…

Affaire François de Rugy : des dîners de luxe et un mariage aux frais du contribuable ?

Pour "rester connectés à la vraie vie", durant l’exercice de ses fonctions au Perchoir, François de Rugy organisait avec son épouse de somptueux dîners. Sur les tables de l’Hôtel de Lassay, la résidence de la présidence de l’Assemblée nationale, trônaient quelques homards géants "finement préparés", agrémentés de quelques bouteilles grands-crus dont certaines sont estimées à plus de 500 euros. Les récentes révélations de Mediapart, cela ne fait pas de doute, sont proprement accablantes pour le ministre de la Transition écologique et solidaire.

Ce n’est pourtant pas la seule casserole que l’ancien rival de Benoît Hamon se retrouve à traîner. Avant d’organiser des dîners privés au frais de l'État avait déjà dû se justifier pour certaines dépenses jugées "curieuses", rappelle Le Figaro. Le ministre avait notamment organisé son déjeuner de mariage à l’Hôtel de Lassay, en décembre 2017. Un choix qui n’avait pas fait l’unanimité, pour dire le moins… "Il a tout réglé avec son propre argent. Et la réception a eu lieu dans un salon privé de son logement de fonction", avait tenté de rassurer son entourage.

Par ailleurs, François Goullet de Rugy a multiplié les achats directement financés par le palais Bourbon : quatre appareils à raclette et trois jeux de huit spatules, pour un total de 200,57 euros, mais aussi un vélo elliptique d’une valeur vénale de 768,99 euros. Les partisans de l’ancien président de l’Assemblée nationale avancent la nécessité de cette dépense, pointant du doigt des horaires "peu compatibles avec la salle de sport"…

Autre point de crispation : le troisième chauffeur embauché par François de Rugy. Compte tenu des allers-retours que l’ancien président devait réaliser entre Paris et sa circonscription, il avait cru bon d’employer une troisième personne. Un choix des plus critiqué, rappelle le quotidien national. "Ce sont les chauffeurs eux-mêmes qui m’ont expliqué qu’ils devaient être trois pour assurer correctement le roulement, la distance entre Nantes et Paris étant importante", s’est défendu le ministre.