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Alors que le projet de loi sur la réforme du Code du travail a été modifié lundi, découvrez qui soutient ou pas le nouveau texte.
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Jean-Luc Mélenchon

Dans la journée de lundi, sous la houlette du Premier ministre, le gouvernement a fait plusieurs compromis aux syndicats, atténuant la colère de certains, mais réveillant celle, entre autres, du patronat et de la droite. A la gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon a applaudi à l'annonce de ces compromis mais estime néanmoins que le projet de loi doit être enterré. 

Quant à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, il est resté dubitatit sur I-Télé : "Le Premier ministre a parlé de nouveau départ. Moi, j'ai l'impression que ça va se terminer dans la même voie de garage que précédemment. Il n'y a pas d'élan pour la création d'emplois, il n'y a pas plus de sécurisation, la libéralisation du licenciement, tout cela est intact".

Les frondeurs du PS

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Du côté de la gauche contestataire, les tensions ne sont pas retombées. Le chef de file des frondeurs, Christian Paul, a ainsi jugé qu'il n'y avait "rien de supplémentaire, ni de surprenant" dans ces modifications, tandis que l'aile gauche du PS a continué à faire part de son mécontentement au sujet du projet de loi El Khomri. Dans la majorité socialiste, la plupart des participants à un seminaire, réunissant certains députés PS et Manuel Valls, se sont dits "plutôt satisfaits des évolutions", indique BFMtv.

Les syndicats divisés

D'un côté, la CFTC et la CFDT ont salué les modifications apportées au projet de loi, comme l'indique le secrétaire général de cette dernière sur Twitter :

De l'autre, la CGT et FO ont maintenu l'appel aux manifestations et à la grève le 31 mars, estimant que les modifications annoncées n'étaient pas suffisantes et que le texte était toujours synonyme de régression sociale.

Le patronat déçu

Comme ces dernières organisations syndicales, le Medef, par la voix de Pierre Gattaz, s'est dit "déçu" par ce nouveau texte. 

Les organisations étudiantes partagées

Du côté des organisations de la jeunesse, on est partagé. D'un côté, l'Unef, premier syndicat étudiant de France, appelle "les jeunes à continuer la mobilisation", comme l'indique ce tweet de son président :

De l'autre, la Fage, deuxième syndicat étudiant, estime que "ce nouveau texte est une base qui prend en compte les intérêts de la jeunesse".

La droite désormais opposée au projet de loi

Les modifications apportées au projet de loi non pas du tout plu à la droite qui était favorable à la première mouture de la loi. "Des reculs considérables ! Une fois de plus l'immobilisme est en marche et rien ne l'arrêtera", a ainsi déclaré François Fillon. Le secrétaire général des Républicains, Eric Woerth, a lui déploré "un texte vidé de son sens". Même dépit pour NKM :

Quant au FN, opposé déjà à la première mouture du projet de loi, il a réitéré par la voix de Florian Philippot son rejet du texte en demandant son retrait pur et simple.