Les privilèges des anciens présidents de la République©AFP/Montage Planet.fr
Ce mardi, le député socialiste René Dosière a publié une étude soulignant le coût des anciens chefs d’État. Retour sur les nombreux avantages dont ils bénéficient.

Le 27 janvier, René Dosière, député socialiste, a publié sur son blog une étude relative aux dépenses à destination des ex-présidents de la République. La somme de ces coûts, supportée par l’État et donc les contribuables, est estimée à plus de 6 millions d'euros par an pour les 3 anciens présidents que sont Valérie Giscard d'Estaing (VGE), Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Mais que couvrent ces millions ?

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En premier lieu, la loi du 3 avril 1955 prévoit "une dotation annuelle d'un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d'un conseiller d’État en service ordinaire" pour les anciens locataires de l’Élysée. Pour faire simple, cela équivaut à un salaire mensuel de 6000 euros.

Un total de 13 personnes mobilisées en permanence
Outre ce salaire alléchant, une panoplie matérielle est fournie. En effet, la lettre du 8 janvier 1985 écrite par Laurent Fabius à l'attention de l'ancien président de la République VGE, définit quelques avantages. Un "appartement de fonction meublé et équipé" ainsi que deux personnes affectées au service du logement sont prévus. Une protection rapprochée comprenant deux fonctionnaires de police doit également être assurée. En ce qui concerne les déplacements de l'ancien chef d'Etat, une voiture de fonction et deux chauffeurs sont mis à disposition. Les transports aériens et ferroviaires sont gratuits et se font en première classe. Enfin, l'ancien représentant est entouré de sept collaborateurs choisis par ses soins, parmi eux un chef de cabinet, deux assistants, un fonctionnaire des archives nationales et trois secrétaires dactylographes. Ce qui fait, au total, 13 personnes mobilisées en permanence.

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A ces prescriptions s'ajoute la possibilité d'exiger un bureau et d'autres moyens humains de sécurité, fournis cette fois-ci par les ministères mettant à dispositions les collaborateurs. Enfin, même si Valérie Giscard d'Estaing est le seul à profiter de cet avantage, les anciens chefs d’État peuvent siéger au Conseil constitutionnel contre une rémunération mensuelle de 12000 euros.

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