Piques, petites sorties… Les maladresses ont rythmé le quinquennat d'Emmanuel Macron depuis son élection. Toutefois, il est l'une de ces erreurs qu'il juge autrement plus grave que les autres. Et qu'il n'hésite plus à reconnaître.
AFP

L'erreur fondamentale d'Emmanuel Macron : une mauvaise gestion des "gilets jaunes" ?

Trop intelligents, trop subtils. Dans la gestion des "gilets jaunes", le gouvernement aurait encore une fois fauté par faute de pédagogie. C'est même, aux yeux d'Emmanuel Macron, son "erreur fondamentale". "Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu'il avait des ‘sachants' et des ‘subissants'", déclarait d'ailleurs le chef de l'Etat, devant l'Organisation internationale du travail à Genève. Il parlait alors de la gestion de la crise des "gilets jaunes", qui continue à rythme son quinquennat, samedi après samedi.

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Comme le rappelle L'Express, le président de la République s'est laissé aller à un véritable mea culpa. Il s'est également inquiété de "l'autoritarisme" qui, selon lui, attirerait les peuples dès-lors que ceux-ci ne trouvent plus leur "part de progrès". Visiblement obnubilé par la potentielle élection de Marine Le Pen - ou d'un(e) président(e) d'extrême droite -, le chef de l'Etat s'est donc attaqué à "tous ceux qui croient, sagement assis, confortablement repus, que ce sont des craintes qu'on agite". Ceux-là, rappelle le locataire de l'Elysée, se trompent. "Ce sont les mêmes qui se sont réveillés avec des gens qui semblaient inéligibles, ou sortis de l'Europe, alors qu'ils pensaient que ça n'adviendrait jamais".

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L'erreur fondamentale d'Emmanuel Macron : comment éviter une telle problématique par la suite ?

"Quand le peuple français dit avec force ce qu'il a dit, il faut savoir l'écouter, savoir constater ce qu'on a mal fait", a d'ailleurs estimé le président de la République, qui reconnaît donc une part de responsabilité. Pour autant, selon lui, il ne faut "pas arrêter de faire ce qu'on doit faire" et simplement "savoir changer de méthode" pour "entendre le message profond".

"Nous devons transformer notre manière de faire de la façon la plus intime, dans l'entreprise, sur nos territoires au sein du gouvernement. Nous devons remettre l'homme au coeur, l'humanité au coeur", a-t-il encore ajouté.

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