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La pique de Nicolas Hulot : une réjouissance en demi-teinte ?

Les dernières annonces du chef de l’Etat en matière écologique ont ravi l’ancien ministre de la Transition écologique. Cependant, il ne se réjouit toutefois qu'à moitié... En effet, si un Conseil de défense écologique doit se dérouler pour la première fois le 23 mai prochain, "encore faut-il qu’il y ait plus que trois secrétaires d’Etat" présents, profère Nicolas Hulot. 

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"il faut que Bercy, l’Agriculture et la Santé soient là. [ ….] Le ministre de l’Ecologie ne doit pas être seul pour ferrailler !", s’exclame le ministre démissionnaire dans son entretien avec le Point.
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Au sujet des instances écologiques comme du tirage au sort de 150 citoyens annoncé par Emmanuel Macron, Nicolas Hulot fait part de ses doutes. "J'aurais préféré une réforme du CESE. Qu'on le transforme en chambre du futur, avec des citoyens tirés au sort, doté d'un droit de veto suspensif, donc avec un vrai poids politique."

Nicolas Hulot : il blame les actions court-termistes, qui sont privilégiées

"L’exécutif est dans le réactif permanent et on ne peut pas lui en vouloir", déclare Nicolas Hulot. S’il reconnait la sincérité dont a fait preuve le président sur les questions climatiques qu’ils avaient abordées ensemble, il lui reproche cependant d’être "rattrapé par une pression du court terme qui sacrifie l’avenir au présent".

Selon lui, ce gouvernement s'ancrerait dans une forme  d'"orthodoxie économique, financière, budgétaire et politique" incompatible avec la transition écologique. C'est d'ailleurs pourquoi il en profite pour rappeller que "toutes les règles, y compris celles des traités européens ne sont pas des lois divines".

 

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