Le gros calcul électoral de Gérard Collomb : avait-il tout préparé ?

Quelques mois à peine après sa nomination au ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb avait déjà organisé sa campagne de retour, indique Le Monde. Pendant l’été 2018, alors qu’il est à Lyon, il réunit quelques uns de ses plus proches soutiens et lance son association électorale, baptisée "Prendre un temps d’avance". Comme le précise le quotidien du soir, il cherche alors à fédérer ses soutiens traditionnels, mais également à élargir sa base… Quitte à le faire en s’éloignant du parti présidentiel.

Face aux tentatives de la droite de s’installer à Lyon, il pense un premier temps démissionner dès septembre. Il dit même avoir l’accord du président. Le départ fracassant de Nicolas Hulot repousse nécessairement sa sortie.

D’après un intime qui s’exprime dans le quotidien du soir, qui demeure persuadé que son départ lui sera bénéfique, Gérard Collomb avait prévu les difficultés qu’il s’apprête à rencontrer. Celles en provenance des Républicains, de ses anciens amis mais aussi celles qui pourraient – peut-être – émaner de la majorité présidentielle. "J’aimerais bien que le parti présente quelqu’un contre lui à Lyon mais Macron ne veut pas car on perdrait la ville", lance à La Dépêche un conseiller de l’exécutif.

"En créant son association, il a anticipé ce revirement. Il va lui falloir rechercher d’autres alliances, on n’est pas au bout de nos surprise", explique le proche du ministre démissionnaire. Et ce dernier de confirmer : "Je vais perturber leurs plans".

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