Réunissant 25,7% des voix c'est le Front National qui arrive en tête dans l'hexagone. Sans surprise, l'UMP et le PS accusent une perte de vitesse. Tout ce qu'il faut retenir de cette soirée électorale sur Planet.fr.

© AFP

Les sondages prédisaient une victoire du FN, c'est bien ce qui a lieu ce dimanche 25 mai. "Un second 21 avril" a déploré pour sa part le leader centriste Yves Jégo au micro de RTL alors que Florian Philippot a de son côté déclaré que le FN était devenu "le premier parti de France".

Une victoire historique du Front National

Récoltant 25% des suffrages (11 points de plus que le PS), Marine Le Pen a beau jeu de savourer. "Nous serons nous en montrer dignes" a déclaré la présidente du parti d'extrême droite qui réclame à l'issue des résultats une dissolution de l'Assemblée nationale ainsi que la démission de Manuel Valls. Le score du FN est "un choc à l'échelle du monde", a déclaré pour sa part Ségolène Royal sur le plateau de TF1. Et pour cause, c'est la première fois que le parti d'extrême droite arrive en tête d'une élection nationale. 

Dans la circonscription Sud-Est, Jean-Marie Le Pen a récolté 29,1% des voix devançant de 8 points son concurrent UMP Renaud Muselier (21,3%). La victoire la plus écrasante du FN s'est faite dans le Nord-Ouest où Marine Le Pen est tête de liste. Avec 32,6% des voix, la fille du fondateur du parti frontiste enregistre un score quasiment deux fois supérieur à celui du candidat UMP arrivé deuxième avec 17,1% des suffrages exprimés.   

L'UMP accuse le coup

Malgré la victoire enregistrée en Île de France avec 21,3% des voix, le parti d'opposition accuse le coup. Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP, a estimé que "l 'UMP va avoir besoin d'une profonde reconstruction", invitant son parti à ne pas rajouter "la division à l'échec". La défaite est d'autant plus retentissante que le parti de Jean-François Copé n'a pas su surfer sur l'impopularité du gouvernement et a reculé de 7 points par rapport à 2009. "L'UMP doit changer, recréons les bases d'un accord entre droite et centre"  a ainsi déclaré Alain Juppé évoquant "une défaite sévère pour la droite". Empêtrés dans l'affaire Bygmalion, l'UMP et son président Jean-François Copé, paient entre autres les pots cassés de "affaires" qui ont pollué les débats.

Ceci est également le constat de François Fillon pour qui sa formation politique "est atteinte dans sa crédibilité et doit s'interroger sur les raisons de son échec". "Elle n'a pas été en mesure de rassembler et son honneur est mis en cause" a-t-il indiqué évoquant une "facture" entre l'Europe et les Français.  

Une majorité achevée

Déjà lourdement désaouvée lors des municipales, la majorité accuse un échec sans précédent. Avec 14,7% dans une estimation Ipsos pour Le Monde, le PS enregistrerait son deuxième plus mauvais score aux européennes (14,5% en 1994). Jean-Marie Le Pen a alors appelé à la dissolution de l'Assemblée nationale mais il n'est pas le seul. Le député UDI et ancien ministre Hervé Morin a rejoint le fondateur du FN sur ce sujet en évoquant "mieux encore" la démission du président de la République. "Le score minable du Parti socialiste témoigne de la défiance des Français à l'égard de François Hollande et de son gouvernement".    

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"Le moment que nous vivons est un moment grave, très grave pour la France et pour l'Europe" a annoncé le ministre de l'Intérieur qui voit dans cette élection "un choc, un séisme". François Hollande n'a pas encore réagi, mais selon Le Figaro, une réunion de crise est prévue lundi 26 mai à l'Elysée.

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