Thomas Fabius est sous le coup d'un mandat d'arrêt lancé par les Etats-Unis pour des flux financiers suspects. Le FN a demandé la démission du ministre. 
AFP

L’ennui judiciaire de trop pour Thomas Fabius, fils de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères ? Selon Le Point, l’homme de 33 ans est visé par un mandat d’arrêt initié par un procureur états-unien pour avoir émis des chèques sans provision pour un montant supérieur à 3,5 millions de dollars lors de virées dans des casinos.

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Ce n’est pas la première fois que Thomas Fabius est dans le collimateur de la justice. En 2011, il a ainsi été condamné pour abus de confiance et avait reconnu avoir détourné 90 000 euros investis par un homme d’affaires dans le lancement d’une entreprise de cartes à puces.

Le FN demande la démission de Laurent Fabius

Un enfant terrible dont les déboires judiciaires font aussi pâtir son père, aujourd’hui à un poste stratégique dans le gouvernement. Une cible de choix pour le Front national qui vient de réclamer la démission du ministre des Affaires étrangères suite à ces révélations sur son fils car la fonction de Laurent Fabius n’est pas neutre. "Il n'est pas envisageable en effet que des considérations personnelles, qui peuvent constituer autant d'éléments de pression, ne viennent perturber l'action d'un ministre naturellement amené à discuter et négocier très régulièrement avec les États-Unis sur des sujets de la première importance."

Comme l’indiquait le JDD en juillet 2013, citant un proche de Laurent Fabius, "les seuls soucis des Fabius viennent de leur fils Thomas." Lors des soupçons portant sur l’achat d’un appartement parisien de 280 m2, les proches de Thomas Fabius avaient assuré que "c’est son père qui est visé à travers les informations mensongères publiées dans la presse.", rappelle Métronews. Laurent Fabius avait d’ailleurs dû se justifier publiquement, en déclarant au Monde n’avoir "contribué en aucune façon à l’acquisition de cet appartement." Pour tenter d’éteindre l’incendie qui gagnait le ministre, la porte-parole du moment, Najat Vallaud-Belkacem, avait dû rappeler que "cette affaire concern(ait) M. Fabius, prénom Thomas, qui n’est pas membre du gouvernement. Il est important de ne pas tout mélanger."

Laurent Fabius : "Je ne sais pas si je peux le croire"

En juillet 2013, dans un portrait de Paris Match consacré à Thomas Fabius, le journaliste du magazine écrivait : "Laurent Fabius se met rarement en colère. Mais quand nos confrères du Point ont révélé cette opération immobilière, le ministre des Affaires étrangères a pris son fils entre quatre yeux : « Est-ce que tu es en règle ? » « Oui », a répondu Thomas, dans ses petits souliers. Depuis, Laurent Fabius répète à ses proches : « Je ne sais pas si je peux le croire. »"

Le magazine politico-people explique qu’entre les deux, "c’est une longue histoire d’incompréhension, et une reconnaissance qui n’est jamais venue". Selon des amis, Laurent Fabius aurait une préférence pour son autre fils, Victor, normalien comme son père.

Dans un article en réponse à celui de Paris Match, le journaliste Bruno Roger-Petit écrivait en 2013 que "pour le moment, les premières révélations des frasques étonnantes et déconcertantes de son fils n'ont pas entamé le crédit de Laurent Fabius. Le filtre entre les deux générations de Fabius demeure étanche aux yeux d'une majeure partie de l'opinion."

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