La ministre de la Santé, Agnès Buzin, a confié au Journal du Dimanche avoir été victime de "comportements très déplacés" dans son ancien travail.

Depuis les révélations sur l’affaire Weinstein, les témoignages de femmes ayant été harcelées affluent. En France, après les actrices, c’est la ministre de la Santé, Agnès Buzin qui raconte à son tour, dans le Journal du Dimanche. "Comme beaucoup de femmes, j'ai eu affaire à des comportements très déplacés dans mon milieu professionnel", a-t-elle déclaré. Pour rappel, avant d’être une femme politique, Agnès Buzin était médecin et professeure spécialisée en hématologie. "Des chefs de service me disaient : 'Viens t'asseoir sur mes genoux'. Des choses invraisemblables... qui faisaient rire tout le monde", précise-t-elle, ajoutant que "la libération de la parole" après le scandale Weinstein "fait prendre conscience qu'une lutte quotidienne se joue dans l'espace public et professionnel".

Les hommes doivent se rebeller

Relevant qu'une "femme qui réagit face à un propos sexiste n'est jamais prise au sérieux", la ministre a dit attendre "que les hommes se rebellent publiquement, à nos côtés". Selon un sondage Odoxa-Dentsu publié vendredi, 53 % des femmes interrogées disent avoir été victimes d'agression sexuelle et/ou de harcèlement.

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Afin de lutter contre les violences sexistes et sexuelles, le gouvernement prépare un projet de loi pour 2018. Il sera porté par la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa et la ministre de la Justice Nicole Belloubet. Le texte devrait notamment définir précisément ce que l'on entend par le terme de harcèlement de rue, pour permettre sa verbalisation immédiate.

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