Maryse Joissains avait été placée en garde à vue en décembre 2013 pour "trafic d'influences" et "détournement de fonds publics".
© AFP

© AFP

Fraîchement réélue, la maire UMP d’Aix-en-Provence fait déjà parler d’elle. Celle-ci a été mise en examen mardi soir pour "prise illégale d’intérêt" dans le cadre d’une affaire "d’emplois de complaisance". Elle a été convoquée au Tribunal de Grande Instance d’Aix à 15h pour en ressortir à minuit.

Celle-ci a d’ailleurs indiqué à l'AFP "on a gagné à moitié, il y avait une imputation sur quatre fonctionnaires et il demeure une imputation sur deux fonctionnaires". Elle évoque ainsi un "soulagement" persuadée que de nouveaux éléments conduiront à "un non-lieu global".

Elle précise être poursuivie pour deux emplois. L’un concerne celui d’une collaboratrice embauchée par la Communauté de pays d’Aix (CPA) et l’autre l’avancement de son chauffeur jouissant du statut de fonctionnaire de catégorie A.

Selon l’édile, les charges portant sur l’emploi du fils du chauffeur et celui du chef des services de la CPA seraient abandonnées. "Ce ne sont pas des emplois fictifs" soutient Maryse Joissains précisant qu’elle s’est contentée "d’appliquer purement et simplement la loi".  

Me di Marino, l’un de ses avocats, évoque pour sa part le respect des règles administratives balayant d'un revers la dimension pénale de l’affaire.

Le 26 décembre, la maire d’Aix-en-Provence avait été mise en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour "trafic d’influences" et "détournements de fonds publics". Aucune charge n’avait été retenue contre elle. Dans une triangulaire qui l'opposait au PS et au FN, Maryse Joissains a été réélue avec 52.61% des voix.

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la matinale de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.