Emmanuel Macron : ce qu’il aurait dû faire pour profiter de la gifle

"Emmanuel Macron n’est pas de ces présidents qui surplombent la société. Ses réformes ne profitent qu’à une partie de celles et ceux qui la composent et ce sont les seuls qu’il représente aujourd’hui. Par conséquent, il n’est pas au-dessus des partis, n’incarne pas l’union nationale", analyse Christophe Bouillaud, pour qui le caractère clivant du chef de l’Etat l’empêche de profiter politiquement de la situation.

En outre, la réponse choisie pourrait ne pas le servir, juge l’enseignant-chercheur. "Emmanuel Macron a décidé de relativiser la gravité de cet incident. Se faisant, il a choisi de ne pas répondre, de ne pas relever le défi. Tout au plus organise-t-il une réunion en urgence pour discuter de l’expulsion de davantage d’étrangers en situation irrégulière, alors qu’il aurait pu se lancer dans la dissolution de l’Action Française et des diverses associations royalistes, par exemple. Ce qu’il aurait probablement fait si son agresseur était l’un de ces ‘islamo-gauchistes’ avéré ou une militante décoloniale", observe encore le politologue.

Et lui de conclure : "l’absence de réponse donne assez mécaniquement un sentiment d’impunité. Reste à voir ce que fera la justice, qui risque soit de faire de Damien Tarel un martyr populaire, soit d’encourager ce genre de comportement, si elle ne trouve pas le bon arbitrage…"

Il a finalement écopé de quatre mois de prison ferme et de quatorze autres avec sursis, indique Voici.

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