Lundi 5 janvier, le parquet national financier a requis le renvoi en correctionnelle pour l'ancien ministre du Budget.

Lundi 5 janvier, nous avons appris que le parquet financier a requis le renvoi en correctionnelle de l’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac dans l’affaire de son compte dissimulé à l’étranger. Par ailleurs, des sources judiciaires ont indiqué à l’AFP que son ex-épouse, Patricia Cahuzac devrait également être entendue par la justice. Au mois de novembre, celle-ci avait avoué détenir un compte caché sur l’Île de Man du temps où le ministre déchu avait établi le sien sur un compte en Suisse.

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Jusqu’à 5 ans d’emprisonnement

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Reste à savoir dans cette affaire si les juges d’instructions suivront les recommandations du parquet financier. Dans ce cas, les ex-époux seraient poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale. Un délit passible de 5 ans d’emprisonnement et de 500.000 euros d’amende selon le Code Général des Impôts. Par ailleurs, Jérôme Cahuzac devra aussi s’expliquer sur ses omissions dans sa déclaration à la commission pour la transparence financière de la vie  au moment de sa rentrée au gouvernement en 2012.

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En imagesJérôme Cahuzac : ces ministres forcés à démissionner avant lui...

Bernard Tapie, ministre de la Ville : 23 mai 1992

Ce mardi soir, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a été obligé de démissionner suite à l'ouverture d'une enquête pour blanchiment de fraude dans le cadre de la découverte de son supposé compte en Suisse. Bien avant lui, d'autres ministres étaient passés par là. Bernard Tapie, ministre de la Ville, démissionne le 23 mai 1992 juste avant d'etre inculp...

Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'Economie : 2 novembre 1999

DSK est contraint de démissionner le 2 novembre 1999 après avoir été impliqué dans l'affaire de la MNEF. Il est finalement relaxé. © Marie-Lan Nguyen / Wikimédia Commons

Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères : 27 février 2011

Michèle Alliot-Marie démissionne le 27 février 2011 après avoir enchaîné quelques bourdes, notamment au sujet de son voyage en Tunisie à la fin de l'année 2010, alors que le pays avait déjà entamé sa révolte. © Rémi Jouan / Wikimédia Commons

Hervé Gaymard, ministre de l'Economie : 25 février 2005

Hervé Gaymard se retrouve plongé au milieu d'un scandale public lorsque l'on découvre que le ministre habite dans un très luxueux appartement de fonction. Il démissionne alors. © Thesupermat / Wikimédia Commons

Georges Tron, secrétaire d'Etat à la Fonction publique : 29 mai 2011

Il démissionne lorsque s'ouvre une enquête pour agressions sexuelles. Il est mis en examen pour viols et agressions sexuelles mais l'affaire n'est pas encore terminée. © GTFP / Wikimédia Commons

Alain Carignon, ministre de la Communication : 17 juillet 1994

Il est mis en examen pour recel et complicité d'abus de biens sociaux dans le cadre de l'affaire de la Lyonnaise des eaux. Il écope de 5 ans de prison dont 1 avec sursis et passera effectivement 29 mois en prison. © Thomas Bonzy / Wikimédia Commons

Renaud Donnedieu de Vabres, ministre des Affaires européennes : 17 juin 2002

Renaud Donnedieu de Vabres démissionne après sa mise en examen dans l'affaire du financement illégal du Parti Républicain. Il est relaxé pour la complicité d'infraction à la législation sur le financement des partis politiques, mais pas pour blanchiment. Il écope d'une amende. © nesposit / Wikimédia Commons

Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la Région Capitale : 4 juillet 2010

Il démissionne après que la presse révèle ses achats de cigares coûteux sur des fonds publics. © David Monniaux / Wikimédia Commons

Gérard Longuet, ministre de l'Industrie : 14 octobre 1994

Gérard Longuet démissionne de son poste suite à une enquête sur sa villa de Saint-Tropez et à l'ouverture d'une information judiciaire concernant le financement du Parti Républicain. Il sera relaxé. © Cheep88 / Wikimédia Commons

Michel Roussin, ministre de la Coopération : 12 novembre 1994

Il démissionne lorsqu'il est accusé de recel d'abus de biens sociaux dans le cadre de l'affaire des fausses factures de HLM à Paris et dans les Hauts-de-Seine. Il bénéficie finalement d'un non-lieu. © Conakry2011 / Flickr

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