Le candidat d'"En Marche !" vient de se dire favorable à la réouverture des chasses présidentielles, une survivance monarchique. Auparavant, il avait déclaré en 2015 qu'il manquait un roi à la France. 
AFP
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Le rétablissement des chasses présidentielles

Et si Emmanuel Macron avait un petit côté monarchique ? Depuis quelques temps, le candidat à la présidentielle multiplie les phrases qui le laissent penser.

La dernière en date remonte à mercredi. Le candidat était d evant l'Assemblée générale de la Fédération nationale des chasseurs à Paris. Il s'y est dit favorable à la réouverture des chasses présidentielles, une tradition qui remonte aux rois de France et qui fut abolie par Nicolas Sarkozy en 2012. D evant les chasseurs, le candidat d’"En marche !" a dit que les chasses républicaines représentent "la culture française", "il ne faut pas être honteux, il faut les reconnaître comme un élément d'attractivité. C'est quelque chose qui fascine partout, ça représente la culture française, c'est un point d'ancrage", a-t-il insisté. 

Dans "Scènes de chasses présidentielles", publié dans le Monde  en 2009, la journaliste Raphaëlle Bacqué évoquait "l'un des plus spectaculaires lieux de pouvoir français. Et sans doute aussi la plus visible traduction de survivances monarchiques." Concrètement, c es chasses  se déroulaient dans les propriétés de Rambouillet, Marly-le-Roi, ou encore au château de Chambord. "Chaque année, une quinzaine de journées de chasse étaient ainsi offertes au nom du président de la République, à ses invités, pour leur permettre de courir après le petit gibier ou le sanglier", explique LCI

Son penchant pour Jeanne d'Arc

En mars 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, s'était rendu à Orléans pour honorer la figure de Jeanne d'Arc, qui "a su rassembler la France", autour du roi de France Charles VII. 

"Jeanne se fraye un chemin jusqu’au roi, c’est une femme, mais elle prend la tête d’un groupe armé et s’oppose aux chefs de guerre (…) Elle était un rêve fou, elle s’impose comme une évidence", a lancé l'ancien banquier dans un discours rempli d'allusions à sa propre trajectoire politique, devant plusieurs centaines de personnes réunies au pied de la cathédrale d’Orléans pour les 587es Fêtes johanniques.

Après avoir dit que "les Français ont besoin de Jeanne d'Arc", le ministre d'alors avait participé au défilé traditionnel dans les rues orléanaises.

La figure du roi manque aux Français, selon lui

En juillet 2015, Emmanuel Macron avait carrément déclaré au magazine Le 1 Hebdo  que la figure du roi manquait à la France. 

Voici ce qu'il déclarait in extenso : "Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au coeur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu.

Une visite chez Philippe de Villiers en Vendée

En août 2016, Emmanuel Macron, toujours ministre de l'Economie, avait rendu une visite à Philippe de Villiers au Puy du Fou. On l'a ainsi vu rire à gorge déployée avec le souverainiste, retraité de la politique et proche des milieux monarchistes. 

C'est lors de cette visite qu'il a déclaré, après une visite d'une arène en char :  "L'honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste". Une phrase qui avait fait beaucoup jaser à l'époque. 

En octobre de la même année, Philippe de Villiers était revenu sur cette phrase auprès de LCI.  Le fondateur du Puy du Fou a déclaré avec sourire qu'après être allé voir l'anneau de Jeanne d'Arc, Emmanuel Macron "a été pris de trépignements. Il s’est retourné vers les journalistes et là, il a dit : 'Je ne suis plus socialiste'.""Il y a eu un miracle de l’anneau de Jeanne d’Arc", a-t-il aussi dit.

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