Tandis que la fracture se poursuit au PS, le premier secrétaire du parti a lancé un appel à l’unité entre les socialistes ce vendredi.

Le PS traverse actuellement unr crise profonde. Au cours d'une une interview parue ce vendredi dans Le Parisien, Jean-Christophe Cambadélis, a apostrophé l'ensemble de ses collègues pour tenter d’éteindre l’incendie et rassembler ses ouailles. Le premier secrétaire du Parti Socialiste a par ailleurs partagé son exaspération et sa détermination.

"J’aimerais dire une chose aux socialistes : PS, cela veut dire Parti Socialiste… et pas PlayStation", a-t-il lancé en préambule. "Il ne s’agit pas de descendre le maximum de socialistes en moins de temps possible", s’est-il expliqué. Jean-Christophe Cambadélis qui appelait encore jeudi au "sang froid et à la dignité", ne semble pas avoir apprécié les sorties de Benoît Hamon et d’Aurélie Filippetti, tout autant que l’interview de Manuel Valls à L’Obs paru jeudi.

"Se parler, proposer, débattre et bosser"

Et si le patron du PS, qui pose dans Le Parisien avec des gants de boxe offerts par le champion du monde ukrainien Vitali Klitschko, veut frapper fort, c’est que celui-ci paraît conscient des enjeux qui menacent son parti. "Le PS est atteint de cette maladie de la vie politique contemporaine où le raisonnement, le respect, l’écoute sont évacués au profit de la pique blessante", a-t-il confié.

Pas question donc pour le responsable socialiste d’accepter un délitement du PS. Quand il a été interrogé sur Henri Emmanuelli qui a demandé au Premier ministre de se taire jeudi, Jean-Christophe Cambadélis s’est voulu pragmatique. "Nous devons nous maîtriser. Il y a des moments pour tout : se parler, proposer, débattre et bosser", a-t-il avancé avant de poursuivre : "le gouvernement doit gouverner. Et le PS doit réfléchir".

"Le problème, ce n’est pas celui des alliances mais celui du projet"

Le premier secrétaire a par ailleurs fait part de son opposition à un quelconque changement de nom. Son refus est tout aussi catégorique quand il s’agit de parler d’alliance avec le centre comme le suggérait Manuel Valls jeudi. "Pour l’instant, le centre est allié avec la droite. Une droite qui se radicalise contre notre modèle social", a-t-il expliqué. "Le problème, ce n’est pas celui des alliances mais celui du projet. C’est le projet qui détermine les alliances, et non l’inverse", a-t-il alors insisté.

Publicité
Quand nos confrères ont évoqué l'après-Hollande, Jean-Christophe Cambadélis a préféré botter en touche. "Ne nous emballons pas, travaillons pour les Français, pour le reste... Calmos", a-t-il conclu.

Vidéo sur le même thème - L'interview de Jean-Christophe Cambadélis au Parisien 

mots-clés : Fracture, Appel

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité