1967 : le "bulldozer"

Il conservera son poste, malgré les remaniements successifs, jusqu'en 1974.Mai 1967, Jacques Chirac, que Pompidou surnomme le "bulldozer" est promu secrétaire d'État à l'Emploi auprès du ministre des Affaires sociales Jean-Marcel Jeanneney. Il est alors le plus jeune membre du gouvernement. L'une de ses premières réalisations est la création de l'Agence nationale pour l'emploi.

Aussitôt après mai 68, il est nommé secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances. À ce poste, il patronne notamment la "procédure d'agrément", législation d'exception dont bénéficient les groupes industriels jugés les plus méritants par négociation à l'amiable directe de l'impôt sur les bénéfices. Ses adversaires l'accusent d'en avoir surtout fait profiter les groupes Dassault ou Bouygues, deux entreprises bien implantées en Corrèze, département où il a renforcé son assise locale en se faisant élire conseiller général pour le canton de Meymac le 27 février 1968 (réélu en 1970, 1976 et 1982) puis président du Conseil général en 1970…

De plus en plus proche de Georges Pompidou, il est choisi en juillet 1969 par le couple présidentiel pour devenir le premier directeur général de la Fondation Claude-Pompidou. Il commence également à cette époque à se lier avec deux collaborateurs du président de la République qui deviendront ses deux principaux conseillers durant les années 1970, Pierre Juillet et Marie-France Garaud.

Le 7 janvier 1971, Jacques Chirac est nommé ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement. Il obtient finalement son premier poste gouvernemental d'importance le 5 juillet 1972, en étant nommé ministre de l'Agriculture et du Développement rural, dans le gouvernement Messmer. Il s'y fait remarquer en obtenant massivement les voix des agriculteurs, et conservera tout au long de sa carrière politique une base électorale importante.

En février 1974, probablement à la suite de l'affaire des écoutes du Canard enchaîné, il "échange" son poste avec celui de Raymond Marcellin, jusque-là ministre de l'Intérieur.

À la mort de Georges Pompidou le 2 avril 1974 (qui l'affecte fortement), Chirac milite pour une candidature rassemblant l'ensemble de la majorité face à l'union de la gauche derrière François Mitterrand.  Il choisit de soutenir Valéry Giscard d'Estaing et rallie en sa faveur, et contre Chaban-Delmas, 39 parlementaires et 4 ministres gaullistes, dit "Appel des 43", ce qui contribue ainsi largement à la victoire du ministre des Finances à l'élection présidentielle.

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