Le journaliste du "Parisien", Olivier Beaumont, vient de sortir "Dans l’enfer de Montretout", un livre dans lequel il raconte plusieurs anecdotes macabres sur la célèbre demeure des Le Pen.

"La maison du diable". C’est ainsi qu’Oliver Beaumont, auteur de Dans l’enfer de Montretout (chez Flammarion), décrit le domaine familial du clan Le Pen. Situé sur les hauteurs de Saint-Cloud, ce manoir "inquiétant de l’extérieur" - comme nous le présente ce grand reporter du Parisien - nous cache beaucoup de secrets croustillants.

Le domaine de Montretout restera à jamais lié à la dynastie Le Pen. Jean-Marie, Marine, Marion… pendant quarante ans, tous les membres de la famille ont posé pied dans cette mystérieuse propriété.

"Nous n'aurons jamais le fin mot de l'histoire"

L’histoire commence en 1976, lorsque l’appartement des Le Pen explose à Paris dans un attentat, jamais revendiqué, qui visait probablement la famille de l’homme politique âgé alors de 48 ans. Jean-Marie Le Pen, son épouse Pierrette et ses trois filles sont alors contraints de démenager en banlieue. Un changement brutal.

Olivier Beaumont, qui s'est entretenu avec sa fille aînée, Marie-Caroline, retient surtout la troublante acquisition du domaine. "Nous n'aurons jamais le fin mot de l'histoire. Jean-Marie Le Pen et son épouse Pierrette se lient d'amitié avec Hubert Lambert, héritier du domaine, il décède en 1976 en léguant Montretout au leader du FN. Un lègue qui a toujours été contesté par la famille Lambert", raconte le journaliste du Parisien

"Alors que le clan Le Pen y emménage, il règne encore une odeur pestilentielle dans ce château sombre et lugubre", poursuit Olivier Beaumont. L'histoire est dérangeante : Hubert Lambert est mort dans la chambre qu'occuperont... le couple Le Pen !

"Une tête d'Assyrien en marbre découverte lors d'un séjour en Turquie"

Ne pouvant pas supporter l'atmosphère de Montretout, Pierrette sera la première à quitter le navire, ce qui entraînera son divorce de Jean-Marie en 1987. Marie-Caroline claquera elle aussi la porte. Et quelques année plus tard, une certaine Marine Le Pen imitera sa mère et sa sœur. En 2014, la présidente du Front national a été outrée lorsque son chat préféré - Artémis - a été tué par les deux molosses - Sergent et Major - de son père.

Cette propriété a tout connu : fêtes de 500 personnes avec des invités comme Alain Delon et Dieudonné, disputes familiales, visiteurs secrets (Bernard Tapie, Patrick Buisson...), décisions politiques majeurs... "C'est un huis clos infernal où les liens du sang et de l'argent se sont toujours entremêlés", explique Oliver Beaumont. 

De nombreux trésors sont cachés dans cette propriété. On peut trouver : "un dictionnaire français-breton datant de 1731, une tête d'Assyrien en marbre découverte lors d'un séjour en Turquie, un scaphandre offert par son vieil ami Roger Holeindre, son képi de lieutenant de la Légion étrangère ou encore un petit ourson en peluche qu'il mettait dans sa vareuse avant de sauter lorsqu'il était para", peut-on lire dans le livre d'Olivier Beaumont, dont L'Express a obtenu des extraits. 

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Pour Jean-Marie Le Pen, son arrivée à Montretout a coïncidé avec sa montée en puissance dans le monde politique. De nombreuses fois, le fondateur du Front national s'est exprimé aux Français en duplex du grand manoir. Aujourd'hui, il n'habite plus la demeure mais garde toujours ses bureaux.

Vidéo sur le même thème : Emploi fictif : l'échange tendu entre Marine Le Pen et Anne-Claire Coudray

mots-clés : Le pen

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