Blague, bourde, lapsus, phrase choc… Planet.fr vous propose de revenir sur le mot ou la phrase qui a marqué la semaine.

La phrase de cette semaine est signée Gilles Simeoni. Récemment élu président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale (CTC), il l’a prononcée ce jeudi au cours d’un entretien accordé à Europe 1. Réagissant aux propos de Manuel Valls qui estimait la veille sur TF1 qu’ "il y a(vait)des lignes rouges qui ne peuvent pas être discutées" avec le nouvel exécutif corse dirigé par les nationalistes, Gilles Simeoni a au contraire estimé que c’était "absolument" faux.

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"Un statut de co-efficacité" du corse et du français

"Il faut sortir des positions caricaturales  qui cherchent  à faire peur aux gens, a-t-il affirmé. Je crois qu’il ne faut pas opposer les langues. De la même façon que la langue de la République française est le français, la langue du peuple corse est le corse". Et alors que les nationalistes de l’île de Beauté doivent prochainement rencontrer l’exécutif pour évoquer certains sujets délicats qui les opposent, Gilles Simeoni a poursuivi en expliquant que "la question qui se pose aujourd’hui c’est : est-on capable – nous le souhaitons – de trouver une organisation politique et administrative qui permette aux langues de vivre et d’être employées différemment ?". Et celui-ci de répondre : "Cela passer par un statut de co-efficacité" du corse et du français. "Il n’y qu’une seule langue dans la République française, c’est le français", a pourtant martelé Manuel Valls mercredi soir.

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