Sur les ondes de France Info, Henri Guaino a soutenu Marine Le Pen ce mardi concernant l'emprunt russe contracté par le FN.
© AFP

Décidément, les neufs millions d'euros obtenus par le FN d’une banque russe n’en finissent pas de faire réagir. Alors que le FN a publié hier les documents attestant des refus de prêt exprimés par les banques françaises, la polémique ne désenfle pas pour autant. Invité ce matin au micro de France Info, Henri Guaino s’est étonné de cette agitation médiatique.

Lire aussi : Les troublants réseaux russes de la famille Le Pen

"Société de lynchage"

"Mais non ça ne m’a pas choqué, je ne comprends pas ce débat" a déclaré le député des Yvelines. L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy considère que le "vrai problème" réside dans le refus des établissements français de prêter de l'argent au FN. "Ce n’est pas une association de malfaiteurs un parti" a-t-il souligné dénonçant la "société de lynchage" que deviendrait la France à ses yeux.

Dimanche soir, Marine Le Pen avait promis de publier les lettres de refus de prêt envoyées par les banques Françaises. Le lendemain, elle a mis sa menace à exécution et a livré cinq courriers à la presse. Comme le relève Le Huffington Post, le FN ne s’est pas distingué par un excès de zèle dans ses démarches.

En outre, les arguments avancés par les banques françaises sont divers. Le CIC avance le "principe de neutralité", la banque LCL le fait qu'elle "n'a pas convenance à l'octroi d'un tel crédit", UBS assure qu’elle "n’exerce pas de crédit aux entreprises", la BNP avance le refus de financer toutes formations politiques et le Crédit Agricole invite le parti à se diriger vers ses caisses régionales.

Vidéo sur le même thème - Marine Le Pen : "On ne peut pas trouver de solution en Ukraine sans la Russie"

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Vidéo : Les regrets de François de Rugy