Le torchon brûle entre le Sénat et l'Assemblée nationale. Mais que se passe-t-il ?

Ce jeudi 29 janvier, c’est une situation inédite à laquelle se prêtent le Palais Bourbon et le Palais du Luxembourg. Jamais la tension n’a été aussi vive entre l’Assemblée nationale et la Chambre Haute. En cause, des propos tenus par Claude Bartolone dans la matinée sur le plateau de BFMTV.

Plaidant pour la fin du bicamérisme tel qu’il est exercé aujourd’hui, l’élu de Seine-Saint-Denis a avancé l’idée d’un rapprochement entre le Sénat et le Conseil économique et social. Une idée proposée en son temps par Charles De Gaulle mais qui aujourd’hui, a mis le Palais du Luxembourg en ébullition.

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La colère des sénateurs est telle que le président du Sénat, Gérard Larcher, a fait savoir qu’il "ne lui est plus possible" de travailler dans ses conditions à cause "du profond désaccord de conception institutionnelle" qui l’oppose à Claude Bartolonne.

Mieux, il en appelle au Président de la République pour statuer sur l’avenir du locataire du Perchoir. Dans un communiqué stupéfait, le président du groupe UMP du Sénat Bruno Retailleau s’emporte : "Claude Bartolone vient de rompre violemment l’union nationale en déclarant la guerre à une institution qui a le tort de ne pas être à gauche".

Moins violentes, les réactions venant des sénateurs de gauche font part de propos "maladroits et regrettables" de la part de Claude Bartolone et lui rappellent le travail qui est fait au Palais du Luxembourg.

Au départ, la fusion des chaînes LCP et Public Sénat

Ce qui a mis le feu aux poudres ? L’éventualité de fusionner les deux chaînes de télé LCP et Public Sénat. Face au refus du Palais du Luxembourg, Claude Bartolone avait annoncé par communiqué que le Sénat manquait là "une occasion de montrer aux Français que le Parlement s’inscrit pleinement dans la modernité, dans la sobriété et dans l’effort commun de redressement des comptes publics".

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Un tacle non apprécié par Gérard Larcher qui répliqué en critiquant publiquement le refus de Claude Bartolone de remettre le prix d’élu local de l’année à un maire FN. Bref, une logique de surenchère de part et d’autre qui conduit les deux chambres à s’opposer aujourd’hui dans des proportions inédites.

Quitte à prendre le risque de flatter l’antiparlementarisme…  

 

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