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Guerre entre le Sénat et l’Elysée : la menace de la réforme institutionnelle

Si la riposte est violente du côté des macroniste, la revanche pourrait l’être tout autant… Ainsi Le Monde se fait l’écho de certains membres de la majorité qui font référence à la "disparition" du Sénat. De quoi s’agit-il ? Tout simplement de la réforme des institutions, déjà repoussée à cause de la crise des gilets jaunes. Comme le relève d’ailleurs Le Parisien, jeudi, en fin de journée, des proches d’Emmanuel Macron n’ont pas manqué de rappeler qu’une loi organique qui reverrait le mode d’élection des sénateurs et leur nombre à la baisse n’avait pas besoin de l’accord des deux assemblées.

Une menace ? En tout état de cause le renvoi au parquet intervient dans un contexte de relations tendues, où la réforme en question est l’objet d’âpres négociations entre Gérard Larcher et les deux têtes de l’exécutif. Parmi les récents points qui ont été évoqués, la possible fusion de la chambre haute avec le Conseil économique, social et environnemental, réduisant de fait la première à un simple rôle consultatif sans aucun pouvoir législatif, ou encore un renouvellement complet du Sénat en 2021, contre la moitié prévue actuellement.

Si certains sont convaincus que la tension va retomber, notamment de par la proximité entre Richard Ferrand et Gérard Larcher, l’Histoire montre que s’en prendre au Sénat peut coûter beaucoup. Cette assemblée que Napoléon surnommait lui-même le "Sénat conservateur", a déjà vécu (gagné) une bataille contre de Gaulle. Lors du référendum d’avril 1969, le général avait proposé sa suppression. Réponse des Français : non. Entraînant de fait la démission de De Gaulle.

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