49-3 : un risque plus institutionnel que électoral ?

"Il est difficile d’identifier clairement à quel point le 49-3 a pu jouer sur l’impopularité du duo exécutif François Hollande-Manuel Valls, parce qu’on manque d’indicateurs. Pour autant, je pense que le risque, avant d’être électoral, est institutionnel", estime Raul Magni-Berton, qui rappelle à quel point cet outil peut-être violent pour les parlementaires, y compris pour celles et ceux issu(e)s de la majorité.

"Evidemment, l’opposition se rebiffe. Mais la situation est aussi très dure en interne : avec un 49-3, l’exécutif force ses députés à voter oui, indépendamment des amendements qu’ils ont pu apporter ou de leurs éventuelles réserves. Naturellement, ce n’est pas quelque chose qui unit beaucoup un groupe parlementaire…", détaille le spécialiste, pour qui c’est là la première erreur de Manuel Valls et de François Hollande. "Ils ont tous deux été victimes de forte dissidences internes qui les ont empêchés de se présenter à l’élection présidentielle", résume-t-il.

Pour autant cela ne signifie pas que l’impact électoral soit nul ! Cependant, il est très lié au calendrier, affirme le politologue. "Quand, comme Emmanuel Macron, on est à mi-mandat, il y a encore moyen de se rabibocher avec ses électeurs. Au cours de la précédente mandature, cela aurait été plus complexe", poursuit-il.

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