Les collectivités locales devront bientôt passer aux 35 heures. La loi de transformation de la fonction publique oblige en effet les communes à adopter la durée légale du travail d'ici 2022. Mais un nombre considérable d'entre elles font encore de la résistance...

Les fonctionnaires travaillent-ils moins ? Selon Capital, les agents des collectivités locales sont fréquemment épinglés pour leur régime dérogatoire leur permettant de travailler moins de trente-cinq heures. La loi fixe néanmoins cette durée hebdomadaire comme temps de travail légal obligatoire depuis 2002. La loi Aubry sur les 35 heures prévoyait également l'adoption de cette durée légale dans la fonction publique.

Les fonctionnaires ne semblent donc pas pressés de travailler plus. En 2012, un rapport de la Cour des comptes cité par emploipublic.fr révélait que seuls 400 000 fonctionnaires sur les 2 millions que comptent la France travaillent effectivement 35 heures par semaine.

35 heures : les collectivités locales font de la résistance

Mais le gouvernement ne l'entend pas de cette oreille. La loi de transformation de la fonction publique prévoit ainsi un passage aux 35 heures pour la totalité des collectivités locales. 57% d'entre elles ont d'ores-et-déjà abandoné leur régime dérogatoire. Mais certaines font de la résistance. Ainsi, un quart des collectivités n'ont même pas démarré leur processus de transition, poursuit Capital.

Les villes de plus de 50 000 habitants font figure de mauvaises élèves. 32% d'entres elles affichent en effet un temps de travail hebdomadaire inférieur à la durée légale. Les petites communes s'en sortent mieux. 80% des villes de moins de 5000 habitants ont déjà réformé leur durée de travail ou envisagent de le faire. Les petites villes sont en effet confrontées à des aléas budgétaires plus importants.

La loi de transformation publique envisage d'autres mécanismes pour faciliter le quotidien des collectivités. Les maires ont été consultés pour donner leur avis sur ses mesures. Ainsi, 75% d'entre eux sont favorables à une rémunération plus attractive en fonction de la performance des agents. 67% approuvent la création d'un mécanisme de rupture conventionnelle. En revanche, 54% sont opposés à l'élargissement des possibilités de recours aux emplois contractuels.

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