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Faut-il rétablir l'ISF ?

Dans ces conditions, on pourrait trouver justifié de revenir sur cette suppression de l’ISF, et d’augmenter la fiscalité pesant sur les grandes entreprises, plutôt que d’imposer de nouvelles contraintes aux ménages et aux classes moyennes. Mais cela pose plusieurs problèmes.

La fiscalité française pesant sur les entreprises et le capital est déjà complexe et particulièrement instable. Il serait bon de stabiliser cette fiscalité plutôt que de multiplier nouveaux impôts, exemptions, niches fiscales, et autres distorsions qui rendent le système opaque et imprévisible. Les jeux permanents avec la fiscalité au gré des alternances politiques et des slogans de campagne sont nuisibles.

Ensuite, l’idée que la situation des finances publiques françaises rend nécessaire des restrictions budgétaires, et pose la question du "qui va payer" doit être elle même contestée. Ce que nous a montré la crise du Covid – que les économistes savent depuis longtemps – c’est que le niveau de dette publique français n’est pas trop élevé et que la trajectoire des finances publiques n’a rien d’insoutenable. Alors que le montant de la dette publique a considérablement augmenté depuis 20 ans, le coût de son service a constamment diminué. Il y a bien entendu des limites à ce que l’Etat peut dépenser : mais elles ne sont pas atteintes, et ne sont pas déterminées par le "poids de la dette".

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