Désormais ambassadrice des pôles, l'ancienne ministre a vertement critiqué l'enquête d'un journaliste sur sa fonction. Elle a tout fait pour se défendre.
Enervée par son article, Ségolène Royal s’en prend à un journalisteSégolène Royal en décembre 2017AFP

La meilleure des défenses, c'est l'attaque. L’ancienne ministre de l'Écologie, désormais ambassadrice des pôles, est au cœur d’une enquête de la cellule investigation de Radio France. Selon l’enquête, elle disposerait de trois collaborateurs et de 100 000 euros de frais de mission par an, alloués par le ministère des Affaires étrangères, qu'elle utiliserait pour d’autres activités, comme la promotion de son livre ou sa fondation pour l’Afrique. Des accusations que l’ancienne ministre a nié en bloc sur France Inter mercredi 20 novembre, s’en prenant au journaliste qui a mené cette investigation.

"Jeter le discrédit sur des activités bénévoles"

"J’ai été très surprise d’être mise en cause de façon diffamatoire et très violente sur Radio France", a d’emblée expliqué Ségolène Royal à Léa Salamé. "Ces questions étaient diffamatoires en tant que telles, elles s’appuyaient sur une information de ce journaliste investigateur délateur qui faisait état de témoignages ou de documents en sa possession. J’ai écrit à la présidence de Radio France pour avoir connaissance de ces éléments d’information", a assuré Ségolène Royal. "Ce qui est en jeu c’est de jeter le discrédit sur des activités bénévoles, humanitaires, sur ma fondation. Ce journaliste a fait lire sur votre antenne une actrice qui a lu un faux témoignage", a-t-elle ajouté. Mais l’ambassadrice des pôles ne s’est pas arrêtée là, rappelant que "[son] premier métier, c’est magistrat" : "Malheureusement pour ce journaliste – s’il mérite ce nom – je connais la procédure : lorsqu’on est mis en accusation, puisqu’il se prend pour un procureur, on a communication des pièces".

Accusée de ne s'être rendue à aucun Conseil de l'Arctique depuis sa nomination en septembre 2017, Ségolène Royal a tenté de s’expliquer : "Je ne vais pas faire du tourisme : je ne vais pas aux réunions où la France n’a pas la parole. En accord avec l’ambassadeur, c’est l’ambassadeur de France qui y va". Interrogée sur l'enveloppe qui lui serait allouée par le ministère des Affaires étrangères pour sa mission, Ségolène Royal n’a pas décoléré : "Je ne touche pas d’enveloppe de 100 000 euros. Aucun fonctionnaire ne touche une enveloppe. Comme pour tout service administratif, il y a une limite, utilisée déplacement par déplacement, remboursée".

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