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Polémique à propos des non-vaccinés : et si Emmanuel Macron avait raison sur le fond ?

Dominique Le Guludec, présidente de la Haute autorité de santé, s’est déjà exprimée à ce propos à plusieurs reprises. En juin 2021, elle expliquait ainsi que son organisme recommande l’obligation vaccinale qu’Emmanuel Macron refuse pour l’heure de mettre en oeuvre. "En fonction de la situation épidémique, en fonction du taux de vaccination qu’on aura atteint, il faudra l’envisager", déclarait-elle. Et de poursuivre : "Ce n’est pas une première".

Cela suffit-il à justifier les propos du président ? Pas nécessairement, estiment certains soignants. Pour Stéphane Gayet, médecin des hôpitaux au CHU de Strasbourg où il exerce en tant qu’infectiologue et hygiéniste, Emmanuel Macron est "alarmiste et culpabilisant". "Il exagère la gravité de la situation et culpabilise les Français en leur faisant croire que c’est peut-être de leur faute. Il faut relativiser", lance-t-il d’entrée de jeu, non sans dresser un bilan moins glorieux de la vaccination anti-Covid.

"Il faut objectivement dresser un constat d’échec. Bien sûr, les vaccins anti-Covid sont de véritables prouesses de technologie. Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont très performants aujourd’hui ! En témoigne le nombre de doses qu’ils nécessitent pour fournir une protection somme toute assez limitée, puisqu’elle n’empêche pas tout à fait la transmission de l’épidémie", souligne-t-il."Le principal intérêt de ces vaccins demeure leur capacité à éviter les formes graves voire mortelles. Pour autant, ils sont trop spécialisés puisqu’ils ne s’attaquent qu’à la protéine S de la souche initiale du virus et leur voie d’injection ne permet pas le développement d’anticorps muqueux, utiles à l’immunité des malades", assène-t-il encore.

Force est de constater, ceci étant, que la réduction des formes graves du virus permet - théoriquement, au moins ! - de désengorger les services hospitaliers français. Il s’agit alors de "réduire la charge virale", comme l’explique Futura Sciences sur la base d’une étude du professeur britannique Richard Bailey. D’aucuns vont même jusqu’à penser que 2022 pourrait être la dernière année du Covid-19…

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