Doit poursuivre ses efforts. Six mois après son élection, Emmanuel Macron peine encore à en convaincre certains. Que lui est-il reproché ?

Six mois après son élection, la cote de popularité d’Emmanuel Macron a connu des hauts et aussi bien des bas. Selon un sondage Harris Interactive pour France 2 paru ce week-end, seulement 35% des Français se disent satisfaits des premiers mois du chef de l’Etat à l’Elysée, alors que 59% sont mécontents. Etude réalisée sur  1 817 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Emmanuel Macron a souffert de certaines réformes impopulaires, à commencer par la hausse de la CSG et la baisse des charges. Ces changements sur la fiche de paie déplaisent très fortement aux retraités et aux fonctionnaires. Près de 200 agents de la fonction publique ont manifesté lundi matin devant Bercy pour demander eux aussi, une hausse du pouvoir d’achat, plutôt qu’une simple compensation de la hausse de la CSG. Quant aux retraités, seuls ceux qui touchent plus de 1200 euros par mois seront impactés, mais il n’est pas prévu de compensation.

Parmi les mesures qui ont le plus déplu, celle de la hausse de la CSG et de la baisse des charges est mise en tête par 45% des sondés, juste devant la baisse des APL de 5 euros, 41%. Cette décision annoncée au cœur de l’été a agacé et suscité son lot de controverses.

Si les députés de La France Insoumise sont venus à l'Assemblée nationale avec un panier de courses de 5 euros, la députée de l’Eure Claire O’Petit a fustigé les jeunes qui se plaignaient, déclarant : "Ça va messieurs, dames. Arrêtez. Si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans vous commencez à pleurer parce qu'on vous enlève cinq euros, qu'est-ce que vous allez faire de votre vie ?" 

Le "président des riches", un surnom difficile à porter

Le sondage est sans appel sur le surnom donné au président : 63% des personnes interrogées estiment qu’Emmanuel Macron mène une politique qui profite davantage aux catégories supérieures.

Cette tendance se retrouve d’ailleurs sur la troisième marche du podium des réformes qui ont le plus déplu aux Français, puisqu’on y retrouve celle de l’ISF. L’impôt sur la fortune disparaît au profit de l’IFI, impôt sur la fortune immobilière. Exit les valeurs mobilières comme les actions, obligations. Désormais seul ceux possédant un patrimoine immobilier supérieur à 1,3 million d’euros seront assujettis à l’impôt. Le seuil et le taux sont identiques. 

Enfin, la réforme du code du travail, très discutée à la rentrée est la quatrième réforme a avoir le plus déplu (35%).

Une communication qui ne passe par toujours très bien

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Emmanuel Macron outre son étiquette de ''président des riches'' est parfois perçu comme peu au fait des ''réalités du quotidien. Dans une interview à France Info , le président d'Harris Interactiv, Jean-Daniel Levy, estime que le chef de l'Etat est aussi perçu comme ''arrogant''. Un sentiment alimenté par des sorties jugées maladroites comme l'emploi de terme comme : ''bordel'', ''fainéants'', ''cyniques'' ou encore l'expression "les gens qui ne sont rien''.

C'est d'ailleurs un reproche dont s'est défendu la président de la République dans Der Spiegel, se disant avant tout ''déterminé".

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