Emmanuel Macron sera-t-il à même de répondre à la crise des gilets jaunes ? Pour certains au sein du gouvernement, c’est surtout « un piège mortel » qui est en train de se refermer sur le président de la République. 

Emmanuel Macron dans un "piège mortel" : le danger de l’intérieur

La crise des gilets jaunes s’enlise depuis une semaine. Après les blocages il y a une dizaine de jours, voilà que la violence a pris le pas ce samedi, sur les Champs-Elysées où des affrontements violents ont éclaté avec les forces de l’ordre. Du côté de l’exécutif, la réponse politique se prépare et le chef de l’Etat doit notamment prendre la parole mardi. Il est notamment prévu la constitution d’un Haut conseil pour le climat. En attendant, l’instauration de péages urbains a été écartée tout comme la vignette poids-lourds. 

Voilà pour la surface, car d’autres, habitués des ors de l’Elysée, s’inquiètent. Cette situation inédite que vit Emmanuel Macron, serait intrinsèque à une certaine résistance présente au sein même du gouvernement. Une résistance qui serait incarnée par les "crânes d‘œuf de Bercy", "les technos", ou "les petits hommes gris", suivant les surnoms que chacun préfère, raconte Le Parisien. "L’appareil technocratique a pris le pouvoir et est en train d’inhiber Macron !", témoigne même un conseiller élyséen.

 

Emmanuel Macron dans un "piège mortel" : le specte de François Hollande

Ces "technocrates" aux appellations fleuries et tenant fermement les cordons des comptes publics, inquiètent notamment parce qu’ils ont l’oreille d’Emmanuel Macron et se situent dans son entourage. Alexis Kohler, Edouard Philippe, Gérald Darmanin ou encore Bruno Le Maire incarneraient cette ligne dissidente, ce verrouillage par Bercy, éclaire Le Parisien. Pour d’autres qui parlent au président, c’est "un piège mortel", "Il s’est fait mettre la corde au cou par cette bande", analyse un autre. Ces derniers ne manqueraient jamais de rappeler à quel point les caisses de l'Etat sont vides.

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L’aspect trop technocratique, c’est l’une des premières critiques qui a été émise à l’égard de l’exécutif après l’élection d’Emmanuel Macron. Ancien haut cadre de Bercy lui-même, le président de la République a choisi comme méthode d’écarter les corps intermédiaires à l’instar des syndicats et de favoriser la haute administration. Les prédictions des proches ne sont pas vraiment optimistesen l'état."Le pouvoir d’achat va devenir pour lui ce que la courbe du chômage a été pour Hollande", envisage même un proche.

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