La politique menée par Emmanuel Macron est loin de satisfaire l'ensemble des citoyens. Des politiques se préparent déjà à l'affronter lors des élections présidentielles de 2022.
AFP

Emmanuel Macron n’en est qu’à la moitié de son mandat, que des adversaires se manifestent déjà pour les prochaines présidentielles. Si aucun homme politique ne s’est officiellement déclaré candidat, car la priorité va aux municipales de mars 2020, certains n’hésitent pas à laisser filer quelques indices.

C’est le cas de Bernard Cazeneuve, qui depuis quelques mois, se voit comme le sauveur de la gauche. "Si je peux, avec d’autres, contribuer à allumer une lueur d’espoir, je le ferai", a-t-il déclaré dans les colonnes du Figaro.  

En effet, lors d’un meeting de Raphaël Glucksmann le 16 mai dernier, l’ancien Premier ministre de François Hollande avait lancé ceci : "Je suis venu vous promettre des victoires", rappelle Le Journal du Dimanche.

Bernard Cazeneuve attise la peur au sein de LREM

Un message subliminal en vue des présidentielles ou un soutien invétéré à ces collègues de gauche durant les européennes ? Le doute persiste et fait peur au sein de La République en Marche (LREM).

"Cazeneuve a une capacité de nuisance à ne pas sous-estimer, car il peut devenir le réceptacle des électeurs du Parti socialiste, qui trouvent Macron trop à droite", annonce l’un des poids lourd de la majorité dans Le Monde. " Il peut rallier à lui les déçus du “en même temps” ", affirme un autre.

Tellement peur qu’en février dernier, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand a proposé à Bernard Cazeneuve d’entrer au Conseil constitutionnel, rappelle Le Figaro. Une offre qu’il a déclinée. Même si l’un des responsables du parti a fait savoir au journal que "Richard Ferrand a appelé plusieurs anciens premiers ministres" avant de proposer un candidat, les propos du député LREM du Val d’Oise, Aurélien Taché abondent dans le sens inverse.

"L’électorat de centre gauche est orphelin. Il faut donc prendre garde à ne pas aller toujours plus loin à droite, en partant du principe que le seul danger viendrait de là. Cela pourrait être dangereux", a-t-il confié au Monde en février dernier. Un doute plane donc sur les intentions de LREM.

Par ailleurs, celui qui a repris ses activités d’avocat a l’air de ne pas avoir souffert de l’impopularité de François Hollande, comme l’a confirmé Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. "Bernard Cazeneuve se situe à un niveau très haut chez les sympathisants LREM, car il bénéficie d’une image de serviteur de l’Etat, ni de gauche ni de droite, dont la priorité est de défendre l’intérêt général". 

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