Ils se sont positionnés en faveur d'un candidat et ils n'auraient peut-être pas dû… Le résultat des élections européennes fragilise en effet certaines personnalités politiques parmi les plus importantes de France.
AFP

Ces politiques fragilisés après les élections européennes : Laurent Wauquiez

"L'échec est total, la réforme doit être totale”, lançait Eric Woerth sur le plateau de France Info. Après le douloureux échec de la liste conduite par François-Xavier Bellamy qui n'a recueilli que 8,48% des voix, certains à droite s'interrogent sur l'avenir du président des Républicains. Laurent Wauquiez est en effet rendu responsable de ce terrible score puisque c'est lui qui a choisi le champion qui portait leurs couleurs.

Sans appeler à la démission du chef de parti, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a expliqué que cela aurait été son choix si elle avait dû porter le costume de Laurent Wauquiez. "Si j'étais à sa place et vu la situation, sans doute que je le ferais mais c'est une question très personnelle”, estimait-elle en effet sur le plateau de RTL, au lendemain du scrutin. "Nous avons vécu un séisme hier”, a-t-elle ensuite asséné, estimant que la droite n'avait jamais obtenu de plus mauvais résultat. "Nous n'avons pas su incarner une alternance désirable malgré le talent de François-Xavier Bellamy”, a-t-elle poursuivi, avant d'appeler à réunir la droite derrière des personnalités telles que le patron du Sénat. Selon elle c'est autour de "Gérard Larcher qu'il faut faire un grand rassemblement”, précise France Info.

Elle n'est pas la seule à s'attaquer au chef des Républicains. C'est également le cas de Christian Jacob, par exemple.

"C'est un combat collectif. Je pense que notre électorat attend autre chose qu'un combat des chefs”, s'est défendu Laurent Wauquiez. Il a plaidé en faveur d'états généraux de la droite pour permettre la reconstruction du parti. "Il faut que tout change pour que rien ne change”, s'est agacé Jean-François Copé. "On a fait de la thérapie de groupe, chacun s'est exprimé : ‘Tout ça, c'est la faute de Macron'”, a ironisé le sénateur de Paris Pierre Charon. De quoi s'inquiéter…?

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