Accusée de mentir à propos de l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy, Christiane Taubira tente depuis lundi de montrer sa bonne foi. Jeudi soir sur le plateau de Canal+, la garde des Sceaux a ainsi reconnu des "maladresses" et admis s'être "trompée de dates". La ministre en par ailleurs profité pour accuser l'UMP d' "organiser cette polémique".
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L’affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy est en passe de devenir celle de Christiane Taubira. Depuis lundi, la garde des Sceaux se retrouve en effet au cœur de la polémique. Accusée d’avoir menti à propos du moment où elle appris que les échanges téléphoniques de l’ancien président étaient écoutés, la ministre tente depuis lundi de prouver qu’elle n’est pas une menteuse.

Après avoir assuré lundi qu’elle avait appris l’existence de ces écoutes dans les colonnes du Monde le 7 mars, la ministre a été contredite par Jean-Marc Ayrault en personne le lendemain. La garde des Sceaux a ensuite donné une conférence de presse mercredi pour se justifier et se défendre d’avoir menti. Mais alors que sa prestation semblait savamment ficelée, Christiane Taubira a été trahi par les documents qu’elle brandissait. Photographiés et ensuite scrutés à la loupe par Le Monde, ceux-ci ont en effet révélé qu’elle était "régulièrement" tenue informée de l’évolution liée à l’enquête sur le prétendu financement libyen de la première campagne de Nicolas Sarkozy et ce, depuis plusieurs semaines.

"Mais quel intérêt y a-t-il à ce que je me sois trompée de dates ?"Et alors que ces révélations ont provoqué l’ire de l’opposition et semé le doute quant à l’honnêteté des membres du gouvernement, Christiane Taubira a finalement admis jeudi soir sur le plateau du Grand Journal qu’elle avait commis quelques "maladresses" et qu’elle s’était "trompée de dates". Martelant qu’elle n’avait "pas menti", elle poursuivi en s’interrogeant : "mais quel intérêt y a-t-il à ce que je me sois trompée de dates ?".  Et la ministre de lâcher : "c’est l’UMP qui organise toute cette polémique".

"Vous saurez en temps utile"Revenant sur l’entretien qu’elle avait eu quelques heures plus tôt avec François Hollande à l’Elysée, la ministre a également expliqué qu’il s’agissait d’une "séance de travail, comme (elle en a) toutes les trois semaines avec le Premier ministre et avec le président de la République sur des dossiers relatifs à la justice". Questionnée à propos de son éventuelle éviction du gouvernement, elle a par ailleurs soufflé : "vous saurez en temps utile".

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