Début octobre, le groupe La France Insoumise a demandé le retrait du drapeau européen de l'Assemblée nationale. En réaction, Emmanuel Macron a annoncé, mardi à Francfort, que la France allait officiellement reconnaître l'étendard bleu étoilé. 
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"Je voulais vous dire que, lors du prochain Conseil européen (…) j'affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de L'Hymne européen et du drapeau européen", c’est ce qu’a annoncé Emmanuel Macron, mardi, en marge d’un échange avec Daniel Cohn-Bendit et Gilles Keppel à Francfort, comme l’a relevé Le Figaro

Pour l'heure, l'article 2 de la Constitution française ne reconnaît que le drapeau français comme emblême national, et un seul hymne, la Marseillaise. En effet, la France n'a pas ratifié l'article 52 des déclarations annexées au traité de Lisbonne de 2007, à l'inverse de 16 autres pays de l'Union européenne. "La Belgique, la Bulgarie, l'Allemagne, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, l'Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie déclarent que le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu, l'hymne tiré de "l'Ode à la joie" de la Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven (...) continueront d'être, pour eux, les symboles de l'appartenance commune des citoyens à l'Union européenne et de leur lien avec celle-ci", indique le document. 

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Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan sur la même ligne

Les réactions à la proposition d'Emmanuel Macron ont été immédiates, à l'image de celle de Jean-Luc Mélenchon. Opposant notoire à la présence du drapeau étoilé dans l'hémicyle de l'Assemblée nationale, ce dernier avait proposé, pendant la campagne présidentielle, une "négociation d'autres règles" pour l'U.E et une "sortie concertée des traités européens" si les discussions échouaient, avait relevé LCI. "Vous n'avez pas le droit d'imposer à la France un emblème européen confessionnel. Il n'est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté", s’est offusqué le député de Marseille dans un communiqué, faisant référence au rejet de la Constitution européenne de 2005.

Début octobre, le groupe LFI a même demandé le retrait de l'étendard européen installé derrière le pupitre du président de la chambre basse du parlement, invoquant "une difficulté à mettre un drapeau qui ne fait pas consensus".  L’amendement proposé par les Insoumis a été rejeté en commission parlementaire le 4 octobre dernier, a rappelé Le Monde.

Enfin, dans un communiqué publié ce mardi, le souverainiste, Nicolas Dupont-Aignan, a accusé Emmanuel Macron de prendre une “décision lourde de conséquences”, demandant parallèlement la tenue d’un référendum pour statuer sur la reconnaissance du drapeau de l’Union européenne. "Les Français avaient clairement dit non à cette proposition qui se trouvait au coeur de la Constitution européenne (en 2005, ndlr) (…) seul le peuple peut défaire ce qu'il a tranché par référendum", a justifié le député

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