Que va-t-il se passer dimanche ? J'avoue que je suis impressionné par la violence de la réaction de l'UMPS. C'est un essai de lynchage sans précédent.

Chacun est invité à jeter sa pierre : les médias (il n'y a pas que La Voix du Nord), les responsables syndicaux (y compris les réformateurs), le grand patronat (pointer les erreurs dans les choix économiques eût suffi), les artistes populaires (y compris les plus riches ou ceux qui vivent à l'étranger), les juges (pour des broutilles), les évêques (avec onction), les sondeurs (voir ci-dessous). Et pourtant, dans un pays démocratique, toutes ces autorités ont un devoir de réserve : les choix politiques ne sont pas dans leur domaine de compétence.

Une remarque anecdotique à propos des sondages : nombre de médias veulent nous faire croire que leurs prévisions étaient excellentes. Ce n'est pas vraiment l'avis du "palmipède" : voir l'article "Des pronostics qui laissent sondeurs" dans l'édition du 9 décembre.  

Pourquoi une telle frénésie ? Maître Gilbert Collard aurait-il raison de s'interroger ? Y a-t-il des "secrets" que le FN ne doit surtout pas découvrir ?

Que va faire le peuple de France ? Va-t-il se laisser impressionner ? Je pense que non. Comme toujours, sans aucune exception, il fera le bon choix (compte tenu de ce qu'on lui propose). Si Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen sont priées d'attendre encore un peu pour tester leurs capacités de gouvernance, c'est qu'il est trop tôt. Il y a encore trop d'erreurs dans leurs propositions. Elles auraient tort de crier au scandale, d'autant plus que leur score restera quand même un succès.

Mais l'UMPS a misé très gros. Si le rejet de François Hollande et de Nicolas Sarkozy est tel que ces deux jeunes femmes franchissent la barre, alors, ce sera un tsunami, bien plus significatif que celui du dimanche 6 décembre : c'est l'UMPS qui l'a voulu ainsi. Selon moi, ce jusqu'au-boutisme est dangereux : c'est un diviseur et non un rassembleur. Il eût mieux valu laisser la triangulaire suivre son cours normal et permettre au FN d'entrer "en douceur" dans le jeu démocratique pour le confronter au "principe de réalité".

Une dernière remarque : je lis toujours, avec une attention extrême, vos commentaires. Certains me reprochent d'utiliser le sigle UMPS : celui-ci n'est pas une insulte, mais un constat, dans le Nord comme dans la région PACA. C'est cette alliance contre nature qui vous trouble, pas le sigle.     

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