Des activistes se sont fait remarquer en décrochant le portrait officiel d'Emmanuel Macron dans de nombreuses mairies. Plusieurs procès devraient avoir lieu dans toute la France.
Décrochage de portraits : Emmanuel Macron au coeur de différents procèsAFP

Emmanuel Macron est actuellement en tournée dans toute la France, mais en photo seulement. Depuis le début de l'été 2019, des activistes écologistes se font remarquer sur les réseaux sociaux. Leur méthode pour faire entendre leur voix : décrocher le portrait d'Emmanuel Macron des mairies. Le portrait présidentiel est ensuite promené comme un trophée lors de manifestations.

Ces activistes ont réalisé leur coup d'éclat pour le G7 de Biarritz. Altermondialistes et opposés à une réunion qu'ils considèrent comme un club très fermé de riches occidentaux, ils s'étaient fixés un objectif de 125 portraits décrochés avant le sommet international. Leur objectif a non seulement été atteint, mais dépassé, avec un total de 129 portraits, rapporte Le Figaro.

Les derniers en date ont été décrochés ces mardi 10 et mercredi 11 septembre 2019 dans les mairies du Xe arrondissement de Paris et de Saint-Ouen par deux groupes de militants "éco-féministes".

Décrochage de portraits présidentiels : "mettre en lumière l’urgence climatique et alerter l’opinion publique"

Les militants entendent ainsi "mettre en lumière l’urgence climatique et alerter l’opinion publique sur le fait qu’en matière de transition écologique, le président a de beaux discours, mais que les actes ne suivent pas. Nous décrochons Macron parce que nous décrochons des accords de Paris", revendique Marion Esnault, une militante écologiste. Un acte de désobéissance civile assumé avec fierté : "Nous entrons consciemment dans l’illégalité, mais en considérant que nos actions sont légitimes", ajoute-t-elle.

Il est vrai qu'entre le CETA, la démission de Nicolas Hulot, l'affaire De Rugy et les renoncements successifs sur le glyphosate et les perturbateurs endocriniens, Emmanuel Macron semble avoir maille à partir avec l'écologie. Interrogé par Anne-Sophie Lapix sur France 2, le chef de l'Etat est allé jusqu'à reconnaître que l'Union européenne était "complice" des incendies criminels en Amazonie. Les états européens importent en effet des quantités importantes de soja brésilien, ce qui favorise l'extension de l'agriculture sur brûlis.

Faites une action inoubliable : en savoir plus sur le leg Unicef

Vidéo : G7: à Bayonne, ces manifestants brandissent des portraits de Macron

Cet article vous a intéressé ?

Découvrez encore plus d'actualités,
en vous abonnant à la newsletter de Planet.

Votre adresse mail est collectée par Planet.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.