Claude Guéant a été condamné lundi en appel à deux ans de prison, dont un ferme, dans l'affaire des primes en liquide. Mais si l'ancien ministre sous Nicolas Sarkozy devrait bien être incarcéré, il ne devrait cependant pas l'être bien longtemps. Découvrez pourquoi. 
AFP

Le verdict est tombé lundi après-midi : Claude Guéant a été condamné en appel à deux ans de prison dont un ferme dans l’affaire des primes en liquide. Une condamnation qui a de quoi faire rager l’ancien ministre sous Nicolas Sarkozy puisqu’en première instance, il avait été condamné à deux ans de prison avec sursis. Toutefois, dans les faits, l’ancien membre du gouvernement qui officie aujourd’hui comme avocat ne devrait pas passer douze mois derrière les barreaux.

Au moins une nuit en cellule

En effet, et ainsi que l’explique Libération, "depuis l’entrée en vigueur de la loi Taubira, en janvier 2015, toute personne condamnée à une peine de prison a droit à un ‘crédit’ de trois mois par année de détention prononcée". Ce qui ramène donc la peine de douze mois à neuf. Ensuite, "tout condamné peut bénéficier d’une ‘réduction supplémentaire’ du même ordre, en récompense de ses efforts de réinsertion", poursuit le quotidien qui souligne que Claude Guéant, en juriste aguerri, ne devrait pas manquer de se montrer exemplaire sur ce point.

Sa peine déjà réduite de moitié, l’ancien ministre ne pourra plus certes plus la réduire mais pourra cependant espérer l’aménager, note encore Libération qui précise que pour pouvoir en faire la demande, le condamné doit être "en cours d’exécution" de sa peine. En d’autres termes, pour pouvoir demander un aménagement de peine lui permettant de la subir ailleurs qu’en prison au moyen d’un bracelet électronique ou d’une assignation à résidence par exemple, Claude Guéant devra donc dormir au moins une nuit en cellule.

En vidéo – Claude Guéant condamné à la de la prison ferme : retour sur l’affaire des primes en liquide

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