Nicolas Sarkozy a réaffirmé dimanche soir sur TF1 son souhait de changer le nom de l'UMP. Une volonté motivée par deux principales raisons. Le point avec Planet.fr.
AFP

"Si Nicolas Sarkozy est élu, il n’y aura plus d’UMP". Bruno Le Maire avait semble-t-il vu juste. Au lendemain de sa victoire à la présidence du parti d’opposition, l’ancien chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté de changer le nom du parti. "Je le souhaite, on en discutera", a-t-il répondu dimanche à Claire Chazal qui l’interrogeait sur ce point. En changeant le nom de son parti le champion de la droite souhaite avant tout prendre un nouveau départ. Car s’il a porté les couleurs de l’UMP lors de sa victoire en 2007, Nicolas Sarkozy les a également portées lors de sa défaite en 2012. Et après deux passés loin de la politique, s’il a décidé de revenir c’est bien pour faire table-rase du passé. En d’autres termes, tiré un trait sur son échec face à François Hollande, laver l’image du parti et se concentrer sur l’avenir.

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Se défaire des affaires qui écornent l'image du parti

Mais Nicolas Sarkozy n’est pas le seul à avoir infligé des "casseroles" à l’UMP. Ses collègues François Fillon et Jean-François Copé y ont eux aussi contribué. On se souvient en effet de la guéguerre interne survenue à l’automne 2012 après l’élection du président du parti ou encore de l’affaire Jouyet-Fillon qui a récemment éclaté sur fond de complot fomenté entre l’ancien Premier ministre et la majorité. "On a passé deux ans de désastres", a d’ailleurs raillé Rachida Dati ce lundi matin sur RTL. Aussi, le nouveau président de l’UMP aurait dans l’idée de donner une nouvelle identité au parti d’opposition.

Asseoir son autorité

Mais si Nicolas Sarkozy veut changer le nom de l’UMP, c’est également à des fins plus personnelles.  Je veux changer l’UMP de "fond en comble", a-t-il prévenu. En effet, en changeant le nom du parti, l’ancien chef de l’Etat promet, dans la foulée, d’en changer l’organisation interne. Et en changeant les têtes, le champion de la droite fera une sorte de coup double : placer ses soutiens à des postes stratégiques et imposer sa patte, et donc asseoir son autorité.

Un jeu dans lequel ses adversaires ont visiblement vu clair. Leurs voix se sont d’ores et déjà fait entendre pour railler ce projet. Ce serait un "aveu de faiblesse", a estimé Bruno Le Maire tandis qu’Alain Juppé a joué la carte de la moquerie en lâchant : "On peut aussi appeler ça le PMU à la place de l'UMP. Si c'est ça le changement, ça ne sera pas tout à fait fondamental".

Mais Nicolas Sarkozy aurait l’intention de passer outre ces critiques et prévoirait de procéder au chamgement de nom de l’UMP dès ce mois-ci, croit savoir le politologue Thomas Guénolé interrogé par BFM TV.

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